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Catherine Perrin
Audio fil du mardi 15 janvier 2019

Comment composer avec les personnalités difficiles au travail

Publié le

Ghislaine Labelle, Francine Sabourin et Kathryn Peterson au micro de Catherine Perrin.
Ghislaine Labelle, Francine Sabourin et Kathryn Peterson   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Personnalités méfiantes, paranoïaques, narcissiques, passives-agressives, évitantes... Il importe de prendre acte de ces employés qui suscitent des émotions fortes et ont une conséquence sur le climat de travail, et de les ramener dans l'équipe au moyen d'objectifs clairs, selon Kathryn Peterson, Francine Sabourin et Ghislaine Labelle. La formatrice, la directrice de l'Ordre des administrateurs agréés du Québec et la psychologue organisationnelle expliquent à Catherine Perrin que ces employés amènent les gestionnaires à travailler leurs propres failles.

« Les autres membres de l’équipe ont des attentes envers nous, comme gestionnaires, souligne Francine Sabourin. Si on laisse aller des comportements [problématiques], ils le voient. Ils veulent qu’on soit courageux et qu’on [agisse envers] ces gens qui viennent miner le climat de travail. »

Des gens narcissiques qui sont moins en mode équipe, qui sont plus en mode "moi, moi et moi" doivent [cadrer] dans mon moule. Comme gestionnaire, c’est dans mes valeurs prioritaires, mais dans d’autres équipes, ils peuvent peut-être mieux cadrer. […] C’est à moi de m’assurer que mes joueurs ressemblent à ce que je veux.

Francine Sabourin

La pente glissante des problèmes personnels

« Il faut toujours ramener [les choses] au résultat à atteindre et aux conséquences au travail, affirme Kathryn Peterson. Si quelqu’un vit quelque chose de personnel et que ça a un effet soit sur le personnel ou sur le rendement, c’est là que je suggère […] à la personne de peut-être aller chercher de l’aide. Le piège, c’est toujours que les gestionnaires deviennent des thérapeutes. Je trouve que c’est une [pente] très glissante. »

La possibilité d’un départ

Selon Ghislaine Labelle, il n’est pas déplacé d’évoquer directement à l’employé qu’il puisse être plus heureux dans une autre entreprise. « Une personnalité assez méfiante, bien souvent, va se mettre à dos le reste de l’équipe. Elle va avoir de la difficulté à travailler en collaboration, dit-elle. Ça peut être un levier que l’employeur [va utiliser] pour mettre l’accent sur la collaboration nécessaire dans le contrat de travail. Ça va venir encadrer ce comportement, qui est souvent de faire bande à part. »

Kathryn Peterson donnera une conférence intitulée Dealing with Difficult Personalities le 17 janvier à l’Université Concordia, à Montréal.

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