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Catherine Perrin
Audio fil du mardi 8 janvier 2019

Le co-walking : des réunions marchées pour des idées plus claires

Publié le

Nicolas Chevrier, Eve Laurier et Denis Fortier au micro de Catherine Perrin.
Nicolas Chevrier, Eve Laurier et Denis Fortier   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Parce que cela permet de prendre l'air, de tisser des liens et d'avoir des discussions plus informelles, de plus en plus d'entreprises préfèrent tenir leurs réunions en marchant. Eve Laurier, cadre d'entreprise adepte du co-walking, Denis Fortier, physiothérapeute, et Nicolas Chevrier, psychologue du travail, expliquent à Catherine Perrin que cette pratique rend le brassage d'idées 60 % plus efficace, mais éclipse le langage non verbal.

« Ça va trop vite dans le monde du travail, constate Eve Laurier. Selon elle, la marche-caucus est une technique efficace pour régler des tensions. « Des rencontres avec des employés qui sont toujours faites dans le même cadre, dans des salles de conférences fermées, avec la patronne au bout et les employées à droite, à gauche, ça donne des résultats, mais il faut changer. Il faut prendre l’air. »

Lorsque ses collègues n’ont pas le temps d’aller marcher avec elle, elle part seule et s’entretient avec eux par téléphone.

La distance avec le bureau amène une créativité. […] Il y en a qui m’ont annoncé qu’ils allaient se marier; je n’étais pas au courant. Il y en a qui m’ont parlé d’un conflit; on l’a réglé.

Eve Laurier

Une arme contre la sédentarité

Selon Denis Fortier, marcher en situation de travail est une bonne façon de contrer les risques de mort prématurée causée par la sédentarité. « Il y a trois objets qui nous gardent sédentaires : la voiture, la chaise et l’écran. En faisant des réunions comme ça, on se libère de ces trois objets-là, souligne-t-il. On est conçus pour être en mouvement. Faire des réunions en marchant, c’est tout à fait logique dans la morphologie, dans la biomécanique. »

Gare à l’exclusion

Nicolas Chevrier se méfie d’une approche qui supprime le langage non verbal, lequel permet de transmettre plusieurs émotions. Il met également en garde contre le risque d’exclure des employés plus âgés qui risqueraient de ne pas pouvoir suivre le rythme de la marche.

Il compare néanmoins le co-walking à des activités d’équipe comme un 5 à 7. « On adoucit le contexte qui permet de développer une relation hiérarchique différente, note-t-il. On est dans un contexte différent et on a une relation différente avec les employés, ce qui est bon pour l’esprit d’équipe et le climat de travail. »

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