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Catherine Perrin
Audio fil du mardi 27 novembre 2018

3 initiatives écologiques pour manger plus propre au Canada

Publié le

Judith Fetzer et Blaise Rémillard au micro de Catherine Perrin.
Judith Fetzer et Blaise Rémillard   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Une tasse réutilisable acceptée dans certains établissements, un service de prêt-à-cuisiner à domicile qui cherche à réduire le gaspillage, une chaîne de restauration rapide presque entièrement carboneutre... Voilà trois moyens concrets de réduire l'empreinte écologique de notre alimentation mis en œuvre au pays. Blaise Rémillard, d'Éco-quartier Villeray, Judith Fetzer, présidente de Cook It, et Yann Frizon de Lamotte, directeur général de Good Wheel Burger, expliquent à Catherine Perrin comment ces nouvelles façons de faire peuvent être rentables.

À Montréal l’Éco-quartier Villeray met à la disposition des clients d’une douzaine d’établissements une tasse réutilisable, transférable d’un commerce à l’autre et que l’on peut retourner en échange du dépôt initial de 5 $. « Ça prend une cinquantaine d’utilisations avant de la rentabiliser écologiquement, indique Blaise Rémillard. Par rapport à 50 gobelets jetables, c’est équivalent, mais quand on prend des tasses en acier inoxydable ou en matériaux mixtes, il faut utiliser sa tasse [de] 200 à 500 fois pour que ça vaille la peine. »

Ça sera toujours plus écologique d’avoir sa tasse et de l’utiliser un millier de fois, mais la plupart des gens ne le font pas encore.

Blaise Rémillard
La tasse consignable d'Éco-Quartier Villeray, à Montréal.
La tasse consignable d'Éco-Quartier Villeray, à Montréal Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Des plats préemballés qui empêchent de gaspiller

Au Québec, en Ontario et dans les Maritimes, l’entreprise de prêt-à-cuisiner à domicile Cook It a été fondée précisément pour contrer le gaspillage alimentaire. « Au lieu de vous envoyer 150 ml de crème sure, on va vous en envoyer seulement 30 ou 45 », affirme Judith Fetzer.

Déjà soucieuse d’utiliser les emballages les moins polluants possible, Cook It mène un projet-pilote pour les alléger davantage : « On n’utilise plus une boîte avec protection thermique, on utilise un sac isotherme. On n’utilise plus de [blocs réfrigérants] à usage unique, on utilise des [blocs réfrigérants] qu’on peut réutiliser semaine après semaine, et des contenants, aussi, qu’on peut réutiliser. »

Ce faisant, l’entreprise reconnaît augmenter ses coûts de main-d’œuvre, mais elle espère qu’avec l’engagement de ses clients, elle pourra réaliser une économie éventuellement.

Plus avec moins

À Vancouver, Yann Frizon de Lamotte décrit le mandat quasi carboneutre de la chaîne Big Wheel Burger comme étant « très facile » à réaliser : « On utilise de 33 % à 35 % moins d’énergie qu’un restaurant normal, on fait attention à l’eau que l’on utilise – on arrive à économiser jusqu’à 60 % par rapport à un restaurant normal –, tout ce qui est sur votre plateau est entièrement compostable, du papier qui emballe le burger jusqu’au petit verre qui contient votre soda… Et pour ce qu’on n’arrive pas à éliminer, on achète des crédits de carbone et on participe à des projets qui contribuent à la réintroduction d’arbres. »

Le directeur général de la chaîne estime qu’il reste de 2 % à 4 % de matières non réutilisables dans sa production. « Le bœuf qui est livré tous les jours est emballé dans un petit peu de plastique », souligne-t-il, précisant que ses aliments sont aussi achetés localement lorsque c’est possible.

En revanche, il se félicite que les hamburgers de Big Wheel demeurent abordables : « On est l’un des moins chers sur le marché. On est bien la preuve que c’est facile à faire et que ça n’a pas un coût important. »

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