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Stéphan Bureau
Audio fil du mardi 13 novembre 2018

L’engagement total des documentaristes qui tournent à l’étranger

Publié le

Alexandre Chartrand, Nadine Gomez et Julien Fréchette au micro de Catherine Perrin.
Alexandre Chartrand, Nadine Gomez et Julien Fréchette   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

« Je ne suis pas un journaliste, je suis un artiste. » Ils sont allés tourner en Grèce durant la crise, à Barcelone au moment de la déclaration d'indépendance et au Kurdistan irakien au plus fort de la lutte contre le groupe armé État islamique. Nadine Gomez, Julien Fréchette et Alexandre Chartrand expliquent à Catherine Perrin qu'il faut savoir se ranger du côté de ses sujets pour bénéficier d'un meilleur accès.

« Je ne pense pas que j’aurais été capable de faire ça si ça avait été mon premier film », dit Julien Fréchette au sujet de Ma guerre, tourné chez les Kurdes. « J’avais quand même d’autres films derrière la cravate. J’étais allé tourner à l’étranger dans des zones autrement difficiles, d’une autre manière. Je suis allé tourner en Inde à plusieurs reprises. […] Je me sentais relativement prêt, d’autant plus que j’étais allé au Kurdistan au moins deux fois avant, quand ce n’était pas la guerre. Je n’avais pas cette peur de retrouver un pays en ruines. »

Il n’y a pas de film s’il n’y a pas un minimum d’engagement. On passe pratiquement trois ans de sa vie avec un sujet, avec des gens. On n’a pas le choix.

Julien Fréchette

Vaincre la méfiance

Alexandre Chartrand raconte avoir dû faire ses preuves pour se faire accepter des Catalans et tourner Avec un sourire, la révolution : « Ils étaient craintifs, parce qu’ils avaient peur que je sois un espion. Ils ne comprenaient pas trop pourquoi je parlais déjà catalan, pourquoi je m’intéressais à eux. Ils ne me connaissaient pas. Il a fallu que je devienne membre de l’association culturelle pour l’indépendance, faire comme un acte de foi pour démontrer que j’étais de leur côté. Ça m’a permis d’entrer ensuite dans ce mouvement. […] J’avais envie de faire vivre aux Québécois l’engagement militant que je voyais d’ici par les journaux, par les grandes manifestations qui avaient eu lieu depuis 2010. »

Le pouls avant tout

Avant de tourner Exarcheia, sur les anarchistes grecs, Nadine Gomez s’est rendue quatre fois en Grèce. « On me faisait confiance. On me reconnaissait, alors, il y avait des dispositions d’ouverture », explique-t-elle.

« Je pense que c’est important, comme documentariste, de prendre le pouls du lieu dans lequel on est, affirme la cinéaste. Si on n’est pas prêt à s’immerger et à se mettre dans la [peau] des gens qu’on filme, on devient une espèce d’observateur extérieur. Il y a une approche plus journalistique, je dirais. Il y a quand même une espèce de relation qui doit se créer. Se mettre dans la même disposition que les gens qui y vivent, c’est aussi gagner leur confiance et ouvrir les portes. »

Le documentaire Exarcheia : le chant des oiseaux sera présenté le 13 novembre à 20 h 30 au Cinéma du Parc et le 18 novembre à 13 h à la Cinémathèque québécoise, à Montréal.

Le documentaire Ma guerre sera présenté le 16 novembre à 20 h 30 à la Cinémathèque québécoise, à Montréal.

Le documentaire Avec un sourire, la révolution sera présenté le 16 novembre à 18 h au cinéma Quartier latin, à Montréal.

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