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Catherine Perrin
Audio fil du jeudi 8 novembre 2018

Pacte pour la transition : le cri de ralliement urgent de Dominic Champagne

Publié le

Dominic Champagne et Anaïs Barbeau-Lavalette au micro de Catherine Perrin.
Dominic Champagne et Anaïs Barbeau-Lavalette   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Réduire sa consommation, sa production de déchets, sensibiliser autrui à l'importance de réduire son empreinte écologique... Avec le Pacte pour la transition, un contrat symbolique endossé par 100 créateurs québécois et que le public est invité à signer sur le web, le metteur en scène souhaite que le public s'engage à changer ses habitudes afin d'inciter les gouvernements à agir réellement contre les changements climatiques. En compagnie de l'auteure Anaïs Barbeau-Lavalette, Dominic Champagne explique à Catherine Perrin qu'il s'agit d'une réponse nécessaire aux signaux d'alarme des scientifiques.

« Notre mode de vie, au Canada, est parmi les pires au monde, constate Dominic Champagne. Et moi, je suis complice dans le crime. Je ne suis pas là pour donner des leçons. Je suis là parce qu’on a un micro et des haut-parleurs. […] Je ne suis pas un gars très raisonnable, mais j’essaie de relayer la raison. Au lieu de chialer, on va prendre l’engagement – de Laure Waridel à Guy Laliberté, qui se promène en jet – de répondre à l’appel des scientifiques. »

Prêcher par l’exemple

« La somme de nos petits gestes individuels ne fait pas le poids face aux grandes politiques que les gouvernements doivent avoir le courage [d’implanter], déclare-t-il. Avec Justin Trudeau, on a eu un exemple très clair : la démocratie l’élit sur la base qu’il va cesser les subventions à l’industrie pétrolière […] et il vient d’investir des milliards de dollars que l’industrie elle-même ne veut pas investir. Oui, on fait des progrès, mais l’effondrement va plus rapidement que les progrès. »

On va dire à notre premier ministre : "Nous sommes là. Nous sommes prêts à prendre des engagements, mais il faut que les bottines suivent les babines."

Dominic Champagne

Non à l’impuissance

« Peut-être qu’un jour, mes enfants n’auront plus le droit d’être fiers de donner naissance, qu’on ne pourra plus porter la vie en se disant que c’est la plus belle chose au monde, craint Anaïs Barbeau-Lavalette. [Cette possibilité] m’a vraiment fait mal. Ce n’est pas juste que je veux que mes enfants puissent goûter à la beauté du monde et savourer la grandeur de ce que la terre peut être, mais aussi, il faut qu’accoucher reste une victoire. Ça ne peut pas devenir une défaite. […] Ce que le Pacte fait, c’est [de nous sortir] de ce sentiment d’impuissance. Collectivement, on se réapproprie notre pouvoir de citoyen et on tend une main. »

Le plaisir du courage

« Ce sont des petits gestes qui demandent d’avoir un certain courage, mais c’est le fun, être courageux, note l’auteure. On se réapproprie quelque chose. Il y a une fierté qui vient avec ça. […] Moi, je ne suis plus capable d’être écrasée par [les] nouvelles. Ça m’aplatit et ce n’est pas ça, mon moteur de survie. Mon moteur de survie est dans l’action. »

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