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Catherine Perrin
Audio fil du mercredi 31 octobre 2018

Papable, pas papable? En route vers le prochain pape

Publié le

Le pape François est vêtu d'une robe verte.
Le pape François prononçant une messe   Photo : Reuters / Tony Gentile

La communion aux mariés divorcés, l'acceptation de l'homosexualité, le droit à l'avortement, le rôle des femmes dans l'Église... Ces questions pourraient orienter le choix d'un nouveau pape lors du conclave qui aura lieu en 2020-2021. Car le pape François, qui règne depuis 5 ans, montre tous les signes d'une démission prochaine, selon Alain Pronkin. Aux positions des cardinaux sur les dogmes catholiques pourraient également s'ajouter les soucis de provenance et de charisme. L'auteur du livre Qui succédera au pape François? explique à Catherine Perrin à quel point le choix d'un pape est une affaire politique.

Le spécialiste de l’actualité religieuse dit avoir écrit ce livre pour qu’à l’approche du prochain conclave, le public ait des outils pour mieux connaître les cardinaux papables. Il se garde de nommer en ondes les successeurs possibles de Jorge Mario Bergoglio, histoire de garder le suspense.

« Le pape François a dit : "Il faut que celui qui guide le berger trouve le moment où se retirer", souligne Alain Pronkin. Il a dit : "Mon pontificat sera court." […] On sait que Benoît XVI a fait un pontificat de 7 à 8 ans. On approche cette fameuse ligne. [François] va avoir 82 ans en décembre. Dans 2 ans, il va être rendu à 84, soit l’âge auquel Benoît XVI s’est retiré. Ce qu’on a appris aussi, c’est que le pape Paul VI avait déjà prévu des documents dans le cas où il deviendrait inapte. La porte est carrément ouverte, et d’après moi, François va la prendre. Il n’a jamais laissé son passeport argentin, il a toujours gardé sa citoyenneté argentine, et d’après moi, il va y retourner. »

Grandes questions

D’un côté, le pape François s’est montré plus ouvert que ses prédécesseurs en matière d'avortement et de droits des communautés LGBT. Le fait qu’il ait nommé, durant son règne, 74 cardinaux sur 120 pourrait laisser présager que le prochain pape poursuivra dans cette lignée. De l’autre côté, le souverain pontife demeure malgré tout opposé à l’avortement et à l’homosexualité, et il a affiché une sympathie pour le cardinal américain hyperconservateur Raymond Burke.

« Les dogmes ne changent pas, souligne Alain Pronkin. [Il s’agit de] s’exprimer d’une manière différente. C’est ça qui est important. Il y a tellement de différences au sein de l’Église. Prenons juste la question du rôle de la femme. Tout le monde est comme mal pris. Personne n’ose en parler, mais il faut se rendre à l’évidence : il y a de moins en moins de communautés religieuses de femmes, et le nombre de femmes en religion [fond]. Qu’est-ce qui va rester de l’Église dans 20, 30, 40 ans? Quelques prêtres âgés? Il n’y aura plus de femmes, quelques laïques… Il y a de grandes questions. »

Multitude de profils

« C’est excessivement politique », conclut le spécialiste à propos du choix d’un pape. « Il y aura à peu près 17 cardinaux d’Asie et d’Océanie au prochain conclave. Ils amènent des positions fort différentes. L’un dit : "Il faut revoir la nomination de nos prêtres, parce que souvent, ce sont des gens qui n’ont pas une sexualité qui est claire." Un autre dit : "Je ne sais même pas si je vais avoir mon poste dans 10 ans à cause de la montée des niveaux d’eau." […] On voit que ce sont des gens qui ont des caractères complètement différents. »

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