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Catherine Perrin
Audio fil du lundi 29 octobre 2018

La dénatalité volontaire pour des raisons environnementales, une idée troublante

Publié le

Yves-Marie Abraham, Marie-Claude Élie-Morin et Élise Desaulniers au studio 18 de Radio-Canada, à Montréal, le 29 octobre 2018
Yves-Marie Abraham, Marie-Claude Élie-Morin et Élise Desaulniers   Photo : Radio-Canada / Mathieu Arsenault

« C'est le pire sacrifice qu'on peut demander à quelqu'un. » L'essayiste Marie-Claude Élie-Morin trouve inacceptable l'idée d'empêcher de faire des enfants pour réduire l'empreinte écologique. Avec le professeur HEC Montréal Yves-Marie Abraham et l'autrice Élise Desaulniers, elle discute du sujet controversé d'adopter la limite du nombre de naissances comme une solution environnementale.

« Mettre au monde moins d’Occidentaux sur la terre, ça peut compter parmi l’éventail de moyens qu’on a pour lutter contre les changements climatiques. » Élise Desaulniers a pris conscience qu’il est très difficile pour un Occidental de réduire son empreinte écologique. Elle voit le choix de ne pas avoir d’enfant, pour ceux qui hésitent à en avoir, comme un effort à court terme pour améliorer la qualité de l’environnement.

Pour sa part, Marie-Claude Élie-Morin maintient son désir d’avoir un enfant, malgré l’idée qu’il vivra dans un monde en détérioration. Elle se dit toutefois d’accord avec le fait que des médecins préoccupés par l’environnement discutent avec des familles de la possibilité de limiter leur nombre d’enfants.

Changer nos sociétés, ou moins faire d’enfants?

Élise Desaulniers croit que tant qu’à réformer les politiques publiques, il faudrait trouver des moyens d’encourager financièrement les personnes qui font le choix de ne pas avoir d’enfants. Selon elle, la décision de ne pas fonder de famille peut être considérée comme un geste altruiste.

Ce qui me dérange beaucoup avec cette discussion, c’est qu’on se retrouve en s’en vouloir à soi-même ou à des humains de se reproduire, plutôt que de remettre en question la société dans laquelle on est.

Yves-Marie Abraham, professeur à HEC Montréal

Yves-Marie Abraham et Élise Desaulniers indiquent qu’il ne faut pas oublier que le problème de fond en Occident est la surconsommation. L’abondance de natalité n’est pas le plus grave problème dans nos sociétés, puisque le taux de fécondité y est en baisse depuis plusieurs décennies.

Nos invités
Yves-Marie Abraham, professeur au Département de management à HEC Montréal
Élise Desaulniers, directrice générale de la SPCA de Montréal, écrivaine et militante végane
Marie-Claude Élie-Morin, essayiste, blogueuse et autrice de l'essai La dictature du bonheur

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