Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Catherine Perrin
Audio fil du jeudi 18 octobre 2018

La révolution végane conviviale de Jean-Philippe Cyr

Publié le

Jean-Philippe Cyr au micro de Catherine Perrin.
Jean-Philippe Cyr   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Pour le chef végane, qui a près de 1 million d'adeptes en ligne grâce à ses recettes sur vidéo ainsi que son livre, La cuisine de Jean-Philippe, la simplicité et la familiarité représentent les meilleurs outils pour encourager les gens à diminuer leur consommation de viande. À l'approche du cinquième Festival végane de Montréal, dont il est porte-parole, Jean-Philippe Cyr explique à Catherine Perrin que c'est grâce à la méditation qu'il s'est mis à réfléchir au gaspillage de la viande.

Jean-Philippe Cyr a étudié en cuisine et a dirigé des cuisines de restaurants pendant une dizaine d’années avant d’abandonner la viande. « J’étais grillardin, le contraire de végane », raconte-t-il. Son tournant? Une soirée dans un salon mortuaire lors de laquelle des centaines de convives ont à peine voulu toucher à leur assiette d’agneau.

Pour le plus grand nombre

« Il faut regarder quels changements on peut faire [pour] sauver le plus d’animaux, affirme-t-il pour résumer son travail. Si 90 % de la population réduit sa consommation de viande, ça va avoir plus d’effet que si une poignée de personnes deviennent véganes. Ça, j’en suis conscient. Mon approche, c’est que les gens réduisent leur consommation de viande, que tout le monde fasse un effort pour la planète, pour les animaux et pour la santé. »

En terrain connu

« Il faut que ce soit familier. Si on veut commencer à manger végane, sans viande, il faut que ce soit : pâté chinois, sauce à spaghetti, mettre du tofu a la place de la viande, déclare-t-il. Garder les repères des gens. Quand on a inventé la voiture, on mettait un cheval devant pour que les gens aient moins peur. La prochaine voiture électrique, même si elle peut se conduire toute seule, on va laisser le volant dedans, parce que c’est plus sécurisant. C’est la même chose avec la familiarité dans l’alimentation. Si on sert quelque chose de végane à sa famille et que c’est comme de la nourriture à oiseaux, elle ne voudra pas recommencer le lendemain. Mais si on fait du tofu général Tao au lieu du poulet général tao, c’est la même recette. »

Substituts à gogo

Le chef de 44 ans a la même approche en ce qui a trait au choix des ingrédients qu’il utilise : « Je suis allé en Asie, j’ai suivi des cours de cuisine en Thaïlande. C’est certain que quand tu reviens de là, du galangal, des feuilles de citronnier kaffir, tu ne trouves pas ça n’importe où. Tu trouves ça à Montréal, dans de petites épiceries asiatiques, mais moi, quand j’ai écrit mon livre, j’étais à Victoriaville. S’il n’y avait pas l’ingrédient à l’épicerie de Victoriaville, je le substituais. Le tofu général Tao, c’est sucré et c’est salé. Ça veut dire que c’est du ketchup, de la sauce soya et du sirop d’érable. Pourquoi mettre du sucre quand on peut avoir du sirop d’érable? Ici, au Québec, on est chanceux, il ne coûte pas 200 $ comme en France. »

Cap sur le goût

« Mon seul critère, c’est le goût, dit Jean-Philippe Cyr. C’était ça, ma job dans les restaurants. Il faut que ce soit appétissant, il faut que ça soit gourmand, il faut que les gens aient envie d’en reprendre, il faut que l’assiette se vide. C’est ça, mon objectif. Tant mieux s’il n’y a pas de cholestérol dans le tofu et si je peux démocratiser ça, mais ma spécialité, c’est le goût. Je suis un chef, je ne suis pas nutritionniste. »

Le Festival végane de Montréal aura lieu les 20 et 21 octobre au Palais des congrès de Montréal.

Chargement en cours