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Catherine Perrin
Audio fil du jeudi 11 octobre 2018

L’arbitre est un joueur de hockey comme les autres, selon Stéphane Auger

Publié le

Stéphane Auger au micro de Catherine Perrin.
Stéphane Auger   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

« On est des drôles de bibittes. » De ses 13 ans passés comme arbitre dans la Ligue nationale de hockey, ce ne sont pas des huées et des invectives dont Stéphane Auger se souvient le plus, mais bien de la relation de respect qu'il a construite au fil des ans avec des joueurs qu'il a côtoyés, souvent depuis leurs débuts dans les ligues mineures. Sujet d'une nouvelle biographie signée Mathias Brunet, Le pouvoir du sifflet, Stéphane Auger explique à Catherine Perrin qu'au-delà des apparences, l'arbitre est un joueur de hockey comme les autres, qui rêve lui aussi de « faire les séries ».

« Quand j’ai commencé, j’avais pas mal plus le doigt dans les airs et le ton de voix un peu plus élevé, raconte Stéphane Auger. C’est certain qu’avec le temps, on apprend à gérer les situations. Le respect, c’est mutuel. Ça s’établit, ça ne vient pas du jour au lendemain. Ça vient avec la façon dont on arbitre les matchs, comment on traite les gens. C’est un paquet de facteurs qui font que les joueurs vont te respecter. Il y a des conflits de personnalités, des joueurs avec qui je m’entendais un peu moins bien. Je n’ai jamais caché que Mike Richard [ancien capitaine des Flyers de Philadelphie], je n’ai jamais été capable d’avoir une relation avec lui comme capitaine. »

Les huées, ça ne me dérangeait pas. C’est un bruit de fond. Tu fais ton travail et ça vient avec le chandail.

Stéphane Auger

Maudites rayures

« Oui, ça prend une carapace », dit-il à propos des huées, qu’il a même appris à apprécier lorsqu’elles survenaient après une décision dont il était absolument certain de la justesse. « C’est certain qu’on est humain, on n’aime pas la critique, mais il faut le voir comme son travail. Ce n’est pas moi, personnellement, que les gens n’aimaient pas, c’est la façon dont je travaillais. C’est le chandail. Il faut comprendre qu’il y a des partisans. […] Je suis objectif sur la patinoire. J’arbitre de la même façon pour les deux équipes; c’est là que je gagne mon respect avec le monde du hockey. »

Pas heureux

Depuis 5 ans, il est analyste sportif dans les médias. Il a choisi de quitter son métier par insatisfaction de ne plus être choisi pour officier durant les séries éliminatoires : « Je n’étais pas heureux. Tu as beau être dans la Ligue nationale, si tu n’es pas capable ou si tu n’as pas la chance de faire des séries éliminatoires… Moi, je n’étais pas heureux, là-dedans. »

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