Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Catherine Perrin
Audio fil du mardi 9 octobre 2018

Amoureuses d’un criminel derrière les barreaux

Publié le

Nathalie, ancienne agente de libération conditionnelle, et Sophie Lambert, réalisatrice, au micro de Catherine Perrin.
Nathalie, ancienne agente de libération conditionnelle, et Sophie Lambert, réalisatrice   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Océane, jeune mère célibataire vivant en France, est amoureuse de Luka Rocco Magnotta. Elle est l'une des centaines de femmes qui ont écrit au meurtrier en captivité depuis qu'il a été emprisonné pour le meurtre de l'étudiant chinois Lin Jun. Sophie Lambert a réalisé un grand reportage sur ces femmes qui s'amourachent de prisonniers comme d'autres le feraient pour des vedettes. En compagnie de Nathalie, une ex-agente de libération conditionnelle devenue amoureuse d'un détenu, elle explique à Catherine Perrin que ces femmes portent aussi les crimes des hommes qu'elles aiment.

« Plus le crime est médiatisé, plus ces hommes-là reçoivent des lettres d’admiratrices », dit Sophie Lambert à propos de l’intérêt suscité par certains détenus auprès des femmes.

Blessures et vedettariat

Selon elle, le phénomène est bel et bien genré. « Il y a l’aspect vedette. […] On pourrait dire que c’est une pathologie. Ça n’a aucun bon sens vu de l’extérieur », indique-t-elle. Puis, en parlant d’Océane : « C’est une fille blessée. Ce qu’elle reconnaît chez Magnotta, c’est que lui aussi a été blessé. »

« Ce qui plaît à ces femmes-là, c’est que l’homme qui a tué est fort. Quelque part, elle est protégée. Elle devient son objet d’admiration. […] Ces hommes qui sont incarcérés ont du temps. Ils sont seuls, ils ont besoin du lien avec l’extérieur. Si tu n’as pas un lien avec l’extérieur, si tu n’as pas une femme, tu croupis dans ta cellule. Il n’y a pas une femme qui ne veut pas recevoir une lettre de 20 pages pour lui dire comment elle est extraordinaire! »

Pour rompre l’ennui

Nathalie a noué une relation avec un détenu qu’elle a connu alors que ce dernier était en libération conditionnelle. Même s’il n’était plus incarcéré, la relation supposait un bris de code d’éthique pour elle. « Je l’avais rencontré au pénitencier. Il y avait un petit flirt, on n’était pas indifférent l’un envers l’autre, mais il ne s’était rien passé à l’intérieur. Quand il a été libéré, il me rappelait de temps en temps », raconte-t-elle.

« Je m’ennuyais », avoue l’ancienne agente de libération conditionnelle, donc l’ancien conjoint avait également été incarcéré. « Tout part d’un fantasme. C’était effectivement très romantique. »

Le reportage Amours criminels est accessible sur ICI Tou.tv.

Chargement en cours