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Catherine Perrin
Audio fil du mercredi 3 octobre 2018

Ces péquistes endeuillés : la débâcle du Parti québécois vue par des partisans

Publié le

Jean-Pierre Charbonneau et Daniel Boucher au micro de Catherine Perrin.
Jean-Pierre Charbonneau et Daniel Boucher   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Pour Daniel Boucher et Jean-Pierre Charbonneau, la division du vote souverainiste est à blâmer pour la piètre performance du Parti québécois (PQ) aux élections du 1er octobre. Le mode de scrutin uninominal majoritaire à un tour est aussi en cause, selon ces fervents péquistes, qui constatent qu'il existe désormais plus d'une façon d'être indépendantiste ou progressiste au Québec. Au micro de Catherine Perrin, ils plaident pour que les électeurs de cette allégeance s'impliquent et se réunissent pour mieux panser les plaies des blessures accumulées depuis 1981.

« Beaucoup de gens ne veulent plus rien entendre du PQ, ne veulent plus écouter ce que le PQ a à dire, et véhiculent des cassettes : "Le PQ est fini", "Le chef n’est pas à mon goût", "Il ne porte pas la bonne cravate". Ça m’a fait beaucoup de peine, dit Daniel Boucher. D’un autre côté, il y a des gens qui ont été blessés par le PQ, par des choix que le PQ a faits dans le passé. Ils vivent ça comme une rupture amoureuse. Il y a une colère, une amertume qui est forte. »

Pour plus d’engagement

Le chanteur affirme parler d’indépendance chaque jour de sa vie : « L’indépendance est un projet qui est exigeant. Ça demande une rigueur au quotidien, ça demande une implication au quotidien. On ne peut pas faire l’indépendance en restant spectateur. »

Le PQ, quelque part, reflète notre manque de courage collectif. Quand on se désengage, quand on laisse le PQ travailler et qu’on reste spectateur, le PQ manque d’oxygène et ne peut plus fonctionner.

Daniel Boucher

Et maintenant?

« La suite, ça va être quoi? demande Jean-Pierre Charbonneau. La suite, ça va être des indépendantistes qui sont allés chercher ensemble 33 % de l’appui de la population. Est-ce qu’ils vont continuer de cheminer en parallèle et d’être les pires ennemis? […] Est-ce qu’on peut faire une entente? Si [le Parti québécois et Québec solidaire] formaient une alliance parlementaire, déjà, ils pourraient être l’opposition officielle et avoir des budgets de recherche. »

Un parti plus jeune qu’on le pense

« Ce n’est pas vrai que tous les jeunes ont voté Québec solidaire, martèle l’ancien président de l’Assemblée nationale. Il y en a qui ont voté [Coalition avenir Québec]. Il y en a beaucoup qui étaient au Parti québécois. Il y a 80 000 membres au PQ actuellement. Depuis quelques années, il y a eu un rajeunissement du membership. La petite Catherine Fournier qui a été réélue dans Marie-Victorin, elle n’a pas 30 ans! Moi, quand j’ai été élu en 76, j’avais 26 ans. Au-delà des images, au-delà des styles, il y a des problèmes plus profonds. Le problème le plus profond, c’est un problème structurel. Lévesque avait réussi par sa force, c’était un personnage historique. Il n’y a pas ça, actuellement. »

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