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Catherine Perrin
Audio fil du mardi 2 octobre 2018

Le jumelage interculturel, bénéfique pour les étudiants d’ailleurs comme d’ici

Publié le

Khadidja Kamel, Nicholas Maniatis, Philippe Gagné et Myra Deraîche au micro de Catherine Perrin.
Khadidja Kamel, Nicholas Maniatis, Philippe Gagné et Myra Deraîche   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Khadidja Kamel a pu faire un choix de carrière plus éclairé et mieux comprendre la culture québécoise. Nicholas Maniatis s'est simplement fait un ami. L'Algérienne musulmane et le Québécois aux origines grecques et barbadiennes estiment que les programmes de jumelage culturel de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) et du cégep Vanier sont donnant donnant. En compagnie des chercheurs Philippe Gagné et Myra Deraîche, ils expliquent à Catherine Perrin qu'ils permettent une intégration plus humaine.

« De plus en plus de recherches disent que pour apprendre une langue, il faut apprendre la culture et avoir des compétences interculturelles », souligne Myra Deraîche.

Selon elle, le jumelage est plus efficace lorsqu’il est encadré par un établissement d’enseignement. « C’est encadré, c’est sécurisant pour le jumeau, la jumelle, parce qu’il y a un professeur qui peut nous aider, des gens qui sont formés en interculturel, en langues. »

Égalité et coopération

« [Il faut] établir des statuts égaux entre participants, d’abord. Ensuite, on veut avoir des relations de coopération », dit Philippe Gagné quant aux conditions gagnantes pour qu’un jumelage interculturel fonctionne.

Il décrit comment un jumelage se déroule : « D’abord, diminuer l’anxiété avec des jeux, des activités pour briser la glace. Ensuite, favoriser l’empathie chez l’un et chez l’autre, et idéalement, développer aussi une forme de dévoilement personnel. […] Ça ne fonctionne pas toujours. »

Exercice rassurant

Arrivée au Québec en 2015, Khadidja Kamel s’est retrouvée seule après son divorce. La personne avec qui elle a été jumelée, un étudiant en développement de carrière nommé Julien, a calmé ses doutes quant à son avenir comme étudiante en journalisme. « Julien était bien à l’écoute et m’écoutait sans jugement, raconte-t-elle. Lors la première rencontre, il m’a juste posé quelques questions sur moi, ma famille, le pays d’où je venais... Je trouvais qu’il était bien professionnel avec moi. […] Je lui ai dit mes peurs. Allais-je être jugée par les gens? Je suis voilée. Il a dit : "C’est quoi le rapport?" J’ai dit : "Les gens ne vont pas m’accepter." Il m’a dit : "Non, il ne faut pas penser à ça." »

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