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La néonatalogie, domaine de grande douceur et d’adrénaline

Médium large

Avec Catherine Perrin

La néonatalogie, domaine de grande douceur et d’adrénaline

Audio fil du mercredi 19 septembre 2018
Marianne Lapointe et Ahmed Moussa au micro de Catherine Perrin.

Marianne Lapointe et Ahmed Moussa

Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

L'acharnement, très peu pour Marianne Lapointe et Dr Ahmed Moussa. Loin de prodiguer des césariennes à tout vent, l'infirmière praticienne et le néonatalogiste préfèrent que les bébés prématurés ou qui présentent des malformations congénitales naissent par voie naturelle, ce qui leur donne souvent une protection additionnelle. Les deux protagonistes de la nouvelle série documentaire L'unité des naissances expliquent à Catherine Perrin que la néonatalogie est beaucoup moins intrusive et plus personnalisée qu'elle ne l'a déjà été, et décrivent l'étroite relation qu'ils forment avec les familles.

« Il y a des enfants qui décèdent parce que leur corps n’est pas capable de résister à la maladie, souligne Dr Moussa. Parfois, on prend des décisions avec les familles d’arrêter les soins intensifs parce qu’on n’a pas l’impression qu’on est en train de rendre service à l’enfant, de lui promettre un avenir comme celui qu’on aimerait lui promettre. »

Dur processus

« On ne s’attend pas à ça. Quand on a un bébé, c’est pour la vie, dit le spécialiste au sujet des pires scénarios. Donc, il y un processus qui [s’entreprend], des discussions. Parfois, on est tellement dans le gris que la réponse n’est pas tout à fait claire. C’est vraiment en équipe – et j’inclus les parents – qu’on arrive à prendre ces décisions, qui ne sont pas faciles, mais qui sont les meilleures pour les enfants. »

Résilience énorme

Marianne Lapointe précise que la plupart des cas ne sont ni des miracles ni des catastrophes, et que les problèmes périnataux ne sont pas forcément dramatiques. « Ce sont des enfants qui naissent avec des défis, qui ont des défis aussi durant leur petite enfance, mais qui ont une résilience énorme et qui s’en sortent bien, dit-elle. Ils arrivent à vivre des vies normales, avec certaines difficultés, [mais ils] travaillent comme tout le monde, ils ont des joies, des peines. Donc, [ce sont] des gens que vous verriez dans la rue et que vous ne sauriez pas qu’ils ont eu des départs difficiles. Les extrêmes ne représentent pas la majorité de [nos patients] du tout. »

La série documentaire L’unité des naissances est diffusée le mercredi à 21 h 30 sur Canal Vie.

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