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Catherine Perrin
Audio fil du mardi 4 septembre 2018

L’homme qui a rassemblé 200 célébrités pour sauver la planète

Publié le

Catherine Deneuve, Juliette Binoche et Jude Law
Catherine Deneuve, Juliette Binoche et Jude Law   Photo : Getty / AFP / AP

Catherine Deneuve, Jude Law, Diane Dufresne, Rufus Wainwright... Ils ont tous répondu à l'appel d'Aurélien Barrau et de Juliette Binoche pour signer un manifeste appellant à sauver la planète. En tout, 200 personnalités ont appuyé cette lettre, qui rappelle que nous vivons un cataclysme planétaire, évoquant les changements climatiques et la réduction de la biodiversité. Aurélien Barrau, astrophysicien, explique à Catherine Perrin qu'il réalise qu'en dépit d'une portée médiatique importante, une telle initiative a un effet quasi nul.

« On sait que dans 30 ans – je ne parle pas de deux siècles –, on aura de 200 à 800 millions de réfugiés climatiques. Ce sera la guerre, prévient Aurélien Barreau. Il faut bien se rendre compte qu’on n’est plus dans le catastrophisme. On est dans le réalisme de ce qui se passe maintenant, et rien ne change! »

Objectif décroissance

Selon l’astrophysicien, il faut des décisions politiques fortes et forcément impopulaires pour encadrer, par exemple, les voyages en avion ou la consommation de viande. « On s’est habitués à l’idée que la consommation sans limites était notre droit. Le fait est que ce ne l’est pas, affirme-t-il. On est en train de dire que le système planétaire va exploser. […] C’est presque mécanique. La seule voie d’évolution possible est de diminuer la consommation, donc effectivement de renoncer à un peu de confort. »

La croissance est un dogme. Il faut bien voir que le sérieux, c’est-à-dire la logique scientifique et rationnelle, n’est pas du côté des économistes. Elle est du côté des écologistes.

Aurélien Barrau

« Quand on entend presque quotidiennement des journalistes se réjouir du fait qu’on a gagné 0,1 point de croissance, c’est exactement comme si on disait : "On va dans le gouffre, on le sait, mais on accélère." Ça n’a pas de sens », ajoute le spécialiste.

Inspiré dans sa démarche par la démission subite de Nicolas Hulot comme ministre de la Transition écologique et solidaire en France, il se dit sceptique de la nomination du plus consensuel François de Rugy pour le remplacer. « Ne perdons pas espoir », dit-il néanmoins.

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