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Catherine Perrin
Audio fil du vendredi 24 août 2018

D’allophones à francophones en une année scolaire

Publié le

Sumaiya, Elisei, ainsi que les enseignantes Chantal Labrie et Maryline Beuchot, au micro de Stéphan Bureau.
Sumaiya, Elisei, ainsi que les enseignantes Chantal Labrie et Maryline Beuchot.   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Il y a un an, Sumaiya, 13 ans, et Elisei, 9 ans, n'auraient pas pu discuter à la radio avec Stéphan Bureau. Au moment de commencer l'école au Québec, l'adolescente parlait l'anglais, le bengali, l'ourdou et l'hindi, mais pas un mot de français. Le jeune garçon était unilingue russophone. En compagnie des enseignantes Chantal Labrie et Maryline Beuchot, protagonistes comme eux de la nouvelle série documentaire Classe à part, les deux nouveaux arrivants racontent qu'ils ont trouvé à l'école quelque chose comme une deuxième famille.

« Le français est une langue complètement différente de toutes [celles] que j’ai déjà apprises, note Sumaiya. Madame Chantal est comme ma deuxième maman. Elle m’a beaucoup aidée pendant l’année scolaire. Tous les jours, j’étais contente d’être à l’école avec madame Chantale, avec la classe. […] On a passé beaucoup de moments, on a fait beaucoup d’activités. »

« Je comprends tout bien, maintenant, se réjouit Elisei. Je me sens bien. Je me sens intégré, mais je ne suis pas très content, parce que mes grands-parents sont en Russie. »

Au-delà de la langue

Les deux enseignantes, qui travaillent respectivement à l’École Lucien-Pagé et à l’École Bedford, à Montréal, affirment qu’il faut viser plus haut que la stricte francisation pour intégrer ces enfants. « Ce qu’il faut considérer, c’est que les enfants qui nous arrivent sont porteurs d’un bagage », dit Maryline Beuchot, elle-même arrivée de France il y a 20 ans. « Ils n’arrivent pas comme des coquilles vides. Ils ont une expérience de vie, ils ont déjà un bagage scolaire, ils ont des référents culturels. C’est ce sur quoi nous devons miser pour pouvoir les amener à développer la maîtrise de la langue. »

J’ai atteint mon objectif quand, en fin d’année, je suis, comme je dirais, "en chômage technique" : les interactions entre les élèves ne passent plus par moi, parce qu’ils peuvent communiquer entre eux de façon spontanée.

Maryline Beuchot

Le confort d’abord

« On mise beaucoup sur le fait que les enfants et les adolescents se sentent bien dans la classe, dit Chantal Labrie. Bien avant d’enseigner la langue, c’est important pour moi que les élèves arrivent en classe et aient envie d’y être. Le climat est essentiel. Il faut que ce soit beau, agréable, qu’ils se sentent en confiance, rassurés. Quand les élèves sont contents de venir en classe, ils sont ouverts à n’importe quoi. »


La série documentaire Classe à part sera diffusée le mardi à 19 h 30 sur TV5 à partir du 4 septembre.

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