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Stéphan Bureau
Audio fil du jeudi 23 août 2018

Le mystère des six jeunes baleines bleues dans le Saint-Laurent

Publié le

Une baleine bleue dans l'océan.
Une baleine bleue   Photo : iStock

Assainissement des eaux du golfe? Changements climatiques? Hasard? Personne ne sait exactement pourquoi on a soudainement recensé six baleineaux de rorquals bleus dans les eaux du Saint-Laurent cette année. En 40 ans, cela porte à 30 le nombre de petits de cette espèce menacée observés dans le fleuve. Richard Sears, directeur de la Station de recherche des îles Mingan, explique à Stéphan Bureau que c'est une bonne nouvelle après le grand nombre de baleines franches retrouvées mortes dans l'est du pays en 2017.

M. Sears estime que la nouvelle limite de vitesse imposée par le gouvernement fédéral aux navires de pêche, dans la foulée des morts de baleines franches, a également pu aider d’autres espèces. « Le problème, pour les [baleines] bleues et les autres rorquals, c’est que s’ils se font frapper, on ne les voit pas en surface. La baleine franche, elle, flotte. Donc, on a plus de preuves de sa mortalité. Tandis que les baleines bleues, si elles se font frapper, elles peuvent aussi bien couler au fond et y rester », dit le chercheur.

Des hypothèses

« Quand on voit des jeunes, ça veut dire qu’ils sont bien alimentés, bien nourris, donc que les femelles étaient en forme, indique Richard Sears. Pourquoi est-ce qu’on n’a pas vu autant de veaux par le passé? C’est peut-être tout simplement une question de timing. Peut-être que [les baleines] ont mis bas un peu plus tard cette année, peut-être que ça a quelque chose à voir avec les changements climatiques, on ne sait pas. Tout ce que nous pouvons faire, c’est de voir comment les animaux réagissent d’année en année. »

Insaisissables mastodontes

Le fondateur de la Station de recherche des îles Mingan insiste sur la difficulté de la recherche sur les baleines bleues. Les balises permettant d’étudier les animaux restent difficilement en place, et la baleine bleue vit sur une grande aire de distribution, allant du golfe du Saint-Laurent au large de la Nouvelle-Écosse et à 1000 km des rivages des Caroline, aux États-Unis. « On voit les animaux peut-être 5 % du temps, souligne M. Sears. Le reste de tout ce qui est intéressant dans leur vie se passe sous la surface, là où on ne les voit pas. »

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