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Catherine Perrin
Audio fil du vendredi 17 août 2018

Philippe Couillard pense d’abord à « l’intérêt du groupe »

Publié le

Philippe Couillard au micro de Stéphan Bureau.
Philippe Couillard   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

« Ça me fait beaucoup de peine. Je sais qu'il a beaucoup de peine, moi aussi. Ce sont des décisions difficiles. » Le premier ministre du Québec reconnaît que la mise au rancart du député François Ouimet, au profit d'Enrico Ciccone, représente un accroc dans son début de campagne, et admet même que c'est cette facette du pouvoir qu'il trouve la plus difficile. Il assure toutefois agir pour le bien de son parti. « Les gens veulent voir de nouveaux visages, entendre de nouvelle voix. » Au micro de Stéphan Bureau, Philippe Couillard défend les réalisations de son nouveau mandat.

Philippe Couillard nie avoir chargé quelqu’un d’annoncer à François Ouimet qu’il devait céder sa place dans la circonscription de Marquette. « C’est faux. Jamais je n’aurais fait ça. Quelqu’un l’a appelé aussi avant moi, mais je l’ai appelé pour lui confirmer et lui annoncer la nouvelle. Jamais je n’aurais fait ça autrement », dit-il, soutenant avoir pris cette décision pour assurer le renouveau du Parti libéral. « J’ai encore plus de candidats et de candidates de très, très bon niveau, qui veulent absolument se présenter. Là, je suis dans la situation où il n’y a, [tout compte fait], plus de circonscriptions disponibles. »

Les aléas du pouvoir

Le premier ministre estime que l’épisode est comparable à la formation d’un conseil des ministres ou à un remaniement ministériel : « C’est un mélange de bonnes nouvelles, de sourires, de joies et de déceptions. »

Lorsque Stéphan Bureau lui demande si de telles décisions lui permettent de bien dormir la nuit, il admet : « C’est ce que je trouve le plus difficile dans la gestion du pouvoir. »

Je ne suis pas quelqu’un qui est fétichiste du pouvoir. Je ne suis pas attaché au pouvoir pour le pouvoir, absolument pas. Le pouvoir ne me rend pas heureux parce qu’il est là. Ce qui me rend heureux, c’est d’accomplir des choses et de voir les résultats de ce que je fais.

Philippe Couillard

Cannabis : la légalisation est pour le mieux

Même si le gouvernement fédéral lui a imposé la légalisation du cannabis, Philippe Couillard ne se dit pas inquiet par la mesure. « Je vois le bien-fondé, qui [n’est pas] de banaliser le produit – il faut le répéter tout le temps –, mais de tenter d’écarter le marché noir et de rendre visible, transparent, légal, quelque chose qui, de toute façon, est répandu dans notre société, affirme-t-il. Ce qui m’inquiète un peu comme médecin, […] c’est qu’il y a quand même un peu de preuves scientifiques qui disent que les jeunes, avec une exposition répétée, sont en danger, parfois, de développer des problèmes psychiatriques. C’est le genre de chose qu’on va vouloir surveiller. »

Comme sur la table d’opération

Même si les sondages donnent l’avance à la Coalition avenir Québec à l’aube de la campagne, il se dit encore confiant et refuse de céder à l’inquiétude, comparant la situation à son passé de neurochirurgien : « Je ne me mets jamais dans cet esprit-là. C’est comme avant, quand j’opérais des patients gravement malades. Si, dès que ça va mal, on baisse les bras et on pense que ça ne pourra pas aller mieux, eh bien, on va avoir une vie difficile. Chaque fois, je me disais : "Non, je vais continuer, je vais réopérer, je vais changer ma façon de faire, et le patient va s’en sortir." Des fois, le patient s’en sortait, d’autres fois, il s’en sortait moins. »

Santé : la fierté prime

Malgré les critiques suscitées par les réformes de son gouvernement en santé, il juge que le système est en meilleure posture maintenant. Il reconnaît toutefois qu’on pourrait faire mieux : « Dans un système de santé qui voit des millions de personnes à l’urgence, qui fait 400 000 chirurgies par année, qui traite tout le monde avec les revenus fiscaux – ce que je crois être la meilleure façon de financer un système de santé –, évidemment, tout ne se déroule pas aussi bien qu’on le voudrait. »

« L’important, c’est la direction, poursuit-il. On est dans la direction de l’amélioration. Je défie qui que ce soit […] de me montrer une période pendant laquelle la plupart, sinon la totalité, des indicateurs qui importent aux patients – accès, prise en charge par un médecin, soins d’hygiène dans les CHSLD, attente à l’urgence, attente pour la chirurgie –, tous ces indicateurs-là, bougent dans la bonne direction. »

« Ce sera toujours comme ça »

Selon lui, la nature du système de santé publique québécois le rend propice à des failles. « Forcément, un jour ou l’autre, et presque tous les jours, il y aura un décalage entre les besoins et les ressources disponibles. Ce sera toujours comme ça. »

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