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Catherine Perrin
Audio fil du mercredi 8 août 2018

Comment 1968 a été une année charnière dans l'histoire américaine

Publié le

Des citoyens commémorent le 50e anniversaire de l'assassinat de Martin Luther King Jr.
L'assassinat de Martin Luther King Jr, en 1968, a marqué la fin de la période d'innocence des années 1960 aux États-Unis.   Photo : Associated Press / Mark Humphrey

« Avec les assassinats politiques, la guerre du Vietnam et les troubles vécus par les grandes villes en raison des mouvements pour les droits civiques et la révolte des jeunes, c'est la fin de la confiance aveugle des Américains en leurs institutions, en particulier envers leur président. On n'imaginait jamais qu'il pouvait nous mentir en plein visage. » Accompagnée du journaliste Jean-Philippe Cipriani et du sociologue Jean-Philippe Warren, la politologue Karine Prémont explique comment 1968 a marqué les États-Unis.

« C’est pour ça que le Watergate va marquer un tournant extraordinaire, parce que ça va donner raison à l’opinion publique américaine de ne pas faire confiance au président. Ce sera aussi l’apogée des médias et du journalisme d’enquête, parce qu’on va voir que d’autres forces politiques sont peut-être plus puissantes que ne le sont les présidents. C’est quelque chose d’assez extraordinaire dans l’histoire américaine », ajoute-t-elle.

Revoir le rêve américain

« On était dans une vague de remise en question de ce qui était à ce moment une figure assez réifiée du mythe de la société américaine, soit d’une société d’abondance, d’égalité, de prospérité où tout le monde pouvait réussir. Dans les années 1960, on commence à reconnaître qu’il y a du racisme et de l’exclusion, et que notre démocratie que l’on veut exporter aux quatre coins du monde est en train de provoquer des massacres dans le Sud-Est asiatique », affirme M. Warren.

En 1968, on semble frapper un mur. C’est comme si la société américaine tout entière se refermait sur une vision plus conservatrice d’elle-même. Johnson démissionne. Nixon est élu. On a l’impression que tout se referme sur ce grand vent d’espoir.

Jean-Philippe Warren

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