Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Catherine Perrin
Audio fil du lundi 6 août 2018

L’avenir de l’intelligence artificielle : entre espoirs et inquiétudes

Publié le

Le chercheur à l'Université de Montréal et spécialiste en intelligence artificielle Yoshua Bengio
Le chercheur à l'Université de Montréal et spécialiste en intelligence artificielle Yoshua Bengio   Photo : Radio-Canada / Amarilys Proulx

« Clairement, on ne peut pas négliger [...] le potentiel de l'utilisation néfaste de l'intelligence artificielle », affirme Yoshua Bengio, directeur scientifique de l'Institut québécois d'intelligence artificielle (IA). Le professeur à l'Université de Montréal, qui est au cœur des recherches en IA, fonde beaucoup d'espoirs sur ce qu'elle peut apporter de positif, mais il s'inquiète aussi des dérives liées au développement de ces nouvelles technologies.

« Je suis quelqu’un qui a un caractère optimiste, mais je pense que c’est très important qu’on regarde bien en face ces dangers-là pour emmener le bateau dans la bonne direction », dit Yoshua Bengio.

Selon lui, l’IA peut, dans certains cas, avoir des répercussions négatives sur la vie démocratique. Il cite en exemple le phénomène du deepfake, c'est-à-dire l'hypercontrefaçon de vidéos et de bandes audio, dans lesquelles l'image ou la voix d'une personne est synthétisée à l'aide d'algorithmes et de l'intelligence artificielle.

Yoshua Bengio s’inquiète aussi des pays dictatoriaux, qui pourraient être tentés d’utiliser l’IA avec un dessein machiavélique. « Je pense que dans les démocraties, on va réussir à orienter les choses assez bien, mais malheureusement, ce n’est pas la norme partout. Il y a des gouvernements autoritaires partout sur la planète », tient-il à souligner.

Protéger les citoyens

Selon le chercheur, il est primordial de protéger les citoyens des dérives potentielles associées à l’IA, autant sur le plan national que supranational.

« C’est à nous, le peuple, de faire en sorte que ce genre de préoccupations se retrouvent dans les règles communes que sont les lois. [...] On ne peut pas laisser ça simplement entre les mains des États individuels : il va falloir que ce genre de principes se retrouvent dans les déclarations internationales de type ONU. »

À ce sujet, Yoshua Bengio se réjouit de la Déclaration de Montréal pour un développement responsable de l'intelligence artificielle, lancée en novembre 2017 au Palais de congrès de Montréal lors du Forum IA responsable. Le document vise à susciter un débat public et à proposer une orientation progressiste et inclusive du développement de l’IA.

Chargement en cours