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Vie extraterrestre : la recherche avance lentement, mais sûrement

Médium large

Avec Catherine Perrin

Vie extraterrestre : la recherche avance lentement, mais sûrement

Audio fil du mercredi 18 juillet 2018
David Lafrenière et Marie-Pier Élie au micro de Stéphan Bureau.

David Lafrenière et Marie-Pier Élie

Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

L'astrophysicien David Lafrenière ne s'attend pas à ce que l'humanité reçoive un message de vie extraterrestre intelligente de son vivant. Les probabilités qu'une civilisation ait remarqué une forme de vie aussi jeune que la nôtre sont trop faibles, selon lui. En revanche, il se réjouit des progrès accomplis depuis 20 ans dans la recherche de vie ailleurs dans l'Univers. En compagnie de la journaliste Marie-Pier Élie, il explique à Stéphan Bureau pourquoi les découvertes récentes sur les exoplanètes et les bactéries extrémophiles représentent des avancées importantes.

« On ne présume pas que la seule façon d’avoir de la vie est la façon que la Terre a trouvée pour créer la vie. Par contre, c’est la seule forme de vie que l’on connaît, souligne David Lafrenière. Des scientifiques étudient [d’autres formes de vie], ils font des recherches très sérieuses et très poussées pour déterminer quelles seraient les autres combinaisons de molécules qui pourraient créer les blocs de construction des cellules. […] Mais pour chercher la vie, il faut savoir quoi chercher. Ça rend la quête plus facile. On commence par ce qu’on connaît : la vie terrestre, qui a besoin d’eau pour se développer. Donc, on cherche des planètes sur lesquelles l’eau, sous forme liquide, peut se développer en surface. »

La vitesse, ultime frontière
« À la vitesse de la lumière, on mettrait 39 années à [atteindre] un système d’exoplanètes très intéressantes, qui pourraient éventuellement être des jumelles de la Terre, donc ressembler un peu [à notre monde], indique Marie-Pier Élie. Mais avec ce qu’on a de plus rapide à ce jour – on pense à la sonde Voyager, par exemple – il faudrait 680 quelques mille années pour s’y rendre. Donc, il y a quelque chose d’à la fois très exaltant, mais aussi d’un peu frustrant là-dedans. »

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