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Stéphan Bureau
Audio fil du jeudi 12 juillet 2018

Jacques Boulanger, l’homme qui écoute

Publié le

Jacques Boulanger au micro de Stéphan Bureau.
Jacques Boulanger   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

« C'est le métier qui est venu me chercher. » Enfant refermé sur lui-même, élevé à Québec par quatre femmes d'une famille œuvrant dans l'hôtellerie, l'ex-animateur ne se destinait pas à devenir le roi des variétés. Il rêvait plutôt d'être psychiatre ou encore pianiste. Neuf ans après sa retraite d'une carrière de 53 ans, Jacques « Boubou » Boulanger raconte comment son insouciance, sa distraction et le réel intérêt qu'il témoignait pour ses invités ont fait sa renommée.

Jacques Boulanger avoue : c’est vrai qu’il était extrêmement populaire auprès des femmes, et ce, dès ses débuts à la radio, en 1958. La chose lui est apparue surprenante après une adolescence tumultueuse. « Je ne demandais ce qui se passait. Je n’étais pas trop sûr, raconte-t-il. J’avais des blondes, dans le temps, mais j’avais 17, 18 ans. J’étais un gars qui était d’abord très coléreux. J’avais beaucoup de colère en moi. »

Révolte adoucie

« Mon métier m’a sauvé la vie, dit-il. Ça fait cliché, mais pour moi, c’est vrai. Si je n’avais pas su qu’un animateur, quelqu’un qui fait de la radio et de la télévision reçoit des lettre d’amour qui disent : "On t’aime, t’es extraordinaire, on est tous les matins avec toi"… Si je n’avais pas eu ça, je ne serais pas ici aujourd’hui. Je serais peut-être en prison. J’étais vraiment un révolté. Contre tout. »

Éternel distrait

Son personnage de Boubou, l’éternel distrait, est né d’une réelle désinvolture dont il a su tirer parti : « J’étais dans la lune parce que c’est un métier qui ne m’intéressait pas tellement. […] Dans ce temps, je disais à la dame [qui venait de gagner un concours] : "Bravo, vous avez gagné quatre tables et une chaise!" Le gars qui se trompe et se met à rire en ondes, ça n’existait pas, dans les années 1950. Moi, je m’en foutais, j’en riais. »

Encore aujourd’hui, il refuse de parler de sa participation au film Parlez-nous d’amour (1976), de Jean-Claude Lord : « C’est le seul mauvais souvenir que j’ai dans ma carrière, le seul nuage noir. »

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