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Catherine Perrin
Audio fil du jeudi 12 juillet 2018

Le franc-parler naturel de Jean Tremblay

Publié le

Jean Tremblay au micro de Stéphan Bureau.
Jean Tremblay   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

« Je sentais que j'étais aimé. Aimé par le personnel, par les syndicats... par tout le monde! J'étais aimé dans ma fermeté. » Maintenant bénévole pour la Coalition avenir Québec, le coloré personnage fait un bilan on ne peut plus positif de ses 20 ans comme maire de Saguenay. Jean Tremblay discute avec Stéphan Bureau de l'héritage que lui a laissé sa carrière politique et de la fâcheuse tendance à se plaindre que trop de gens ont, selon lui.

Il exclut « à 90 % » un retour en politique au-delà de ses engagements actuels. Selon lui, les politiciens actuels font preuve d’un manque de spontanéité et de franchise. « Je les vois faire : ils arrivent pour prendre le micro, ils ont des feuilles [de papier devant eux] et ne les quittent pas, déplore-t-il. Prends le micro, et gêne-toi pas pour dire ce que tu as à dire! […] Souvent, quand je mettais le pied sur la première marche [de l’estrade], je ne savais pas ce que j’allais dire, mais après, les gens me disaient : "Oui, oui, ça avait du bon sens, ce que tu nous as dit là. »

Aller au-delà des difficultés

Les remises en question? Très peu pour Jean Tremblay. « Moi, je ne m’étudie pas. Je trouve que le monde, aujourd’hui, s’étudie trop, affirme-t-il. Tout le monde dit : "Si j’ai un problème, c’est à cause de ci, c’est à cause de ça." Moi, j’en ai eu des difficultés. J’ai doublé des années, j’ai été décrocheur, mes parents ont divorcé quand j’avais 10 ans. Je n’analyse pas tout ça en disant : "Comprenez-moi!" On se plaint bien que trop! On se plaint parce qu’on veut demeurer au point où on en est et justifier sa position. On aime ça [être victime], parce que ça nous justifie. On ne veut pas changer et on ne veut pas faire d’efforts! Non! Il faut que tu fasses des efforts! T’as juste une vie à vivre, il faut que tu la réussisses et que ça soit un succès. T’as eu des problèmes dans ton enfance? Tout le monde en a eu! Il y a eu des problèmes de sexe, il y a eu des problèmes de toutes sortes d’affaires! »

Des électeurs « gâtés »

Il se félicite d’avoir été direct avec ses électeurs : « Je leur disais : "Vous êtes gâtés. Tous les électeurs du Québec sont gâtés! On veut tout! Je vais vous donner un exemple : j’arrive de Vienne. Il y fait chaud! J’ai dit : "Je veux aller voir l’Opéra de Vienne." On m’a dit : "Monsieur, l’Opéra? Qu’est-ce que vous me dites-là? C’est fermé, Monsieur, on n’a pas l’air climatisé!" À Vienne, à l’Opéra, ils n’ont pas l’air climatisé. Nous autres? S’il fallait qu’un édifice municipal n’ait pas l’air climatisé, les employés sortiraient dans la rue! »

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