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Catherine Perrin
Audio fil du mercredi 11 juillet 2018

Sauvetage en Thaïlande : anatomie d’une « nouvelle d’été »

Publié le

Des sauveteurs en train de secourir les douze jeunes joueurs de soccer et leur entraîneur dans la grotte Tham Luang Nang Non à Mae Sai, dans la province de Chiang Rai, en Thaïlande, le 11 juillet.
Photo de l'audacieux sauvetage des douze jeunes joueurs de soccer et de leur entraîneur dans la grotte Tham Luang Nang Non à Mae Sai, dans la province de Chiang Rai, en Thaïlande, le 11 juillet.   Photo : The Associated Press

Un mélange d'héroïsme, d'enfants en danger, de drame humain... Selon le chercheur Pierre Barrette, le rocambolesque sauvetage des 12 joueurs de soccer thaïlandais dans une grotte submergée avait tous les ingrédients pour susciter l'intérêt des médias durant l'accalmie estivale. Il raconte à Stéphan Bureau comment, chaque été depuis 30 ans, les bulletins de nouvelles privilégient les nouvelles de type « enfant dans un puits » au détriment d'actualités plus importantes ailleurs dans le monde.

« Il y a du temps à remplir durant l’été. Il y a un creux. Il y a moins de journalistes qui travaillent, moins de gens au boulot, moins de gens dans la sphère politique, la sphère économique », souligne le professeur à l’École des médias de l’Université du Québec à Montréal.

La chute qui a tout changé

Un fait divers survenu en avril 1949 aurait lancé un nouveau modèle d’actualité : la chute de Katheryn Anne Fiscus, une enfant de 3 ans, dans un puits abandonné, en Californie. Des jours durant, les médias ont suivi les développements dans cette affaire qui a vu Hollywood dépêcher des projecteurs pour éclairer la scène, et des sauveteurs tenter d’atteindre la bambine au moyen de grues et de cordes.

Raconte-moi une histoire

Pierre Barrette note que les médias tendent à relayer des histoires similaires depuis : celle, en 1987, de la petite Jessica McClure, le cas des mineurs chiliens en 2010, ou même la disparition de Cédrika Provencher en 2007. « La grande caractéristique de ces nouvelles, c’est qu’elles sont ce qu’on appelle en anglais des running stories, c’est-à-dire des affaires qui permettent, souvent durant une période assez longue, de raconter une histoire. Il y a des nouvelles péripéties qui s’ajoutent chaque jour. […] C’est presque une histoire hollywoodienne, dans ce cas-ci, parce qu’en plus, elle se termine bien. »

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