Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Catherine Perrin
Audio fil du mardi 3 juillet 2018

La plongée en apnée, entre sport extrême et discipline zen

Publié le

Des apnéistes en action
Des apnéistes en action   Photo : Felix Renaud

« C'est le lâcher-prise complet et total », considère Joannie Huberdeau. Pour elle et pour François Leduc, la plongée en apnée, qui consiste à aller le plus profondément ou le plus loin possible dans l'eau tout en retenant sa respiration, tient autant de la méditation que du sport. Ils apprécient le silence et l'impression d'éloignement qu'elle procure, de même qu'une sensation de tomber qui s'apparente au saut en parachute. Ils décrivent à Stéphan Bureau le désir, aussi étrange que risqué, de cesser de respirer au-delà d'un certain seuil.

Le record de profondeur, dans un sport qui se décline en plusieurs disciplines (statique, dynamique avec palmes ou sans palmes…), est de 214 mètres en apnée no limit (soit avec un poids pour la descente et un ballon pour la remontée). Sur le plan de la durée, il est de 11 minutes 35 secondes.

Anxiété disparue
« À cause de la pression, plus on est creux, plus physiologiquement il y a des réactions qui font que l’envie de respirer n’est pas vraiment là. À partir du moment où l’on apprend à se détendre à une telle profondeur, il n’y a plus d’anxiété », indique François Leduc, qui insiste toutefois sur l’importance de l’adaptation psychologique. « Il y a un risque. On ne pratique jamais ce sport-là seul, principalement à cause de ce risque. »

François Leduc et Joannie Huberdeau au micro de Stéphan Bureau.
François Leduc et Joannie Huberdeau Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Dans sa bulle
« Il n’y a pas de bruit, je suis toute seule, personne n’a besoin de moi… Je suis comme dans ma petite bulle et ça me fait vraiment du bien », dit Joannie Huberdeau au sujet de ce qu’elle aime de la plongée en apnée. « Notre corps éprouve des sensations, on remarque les sensations, mais on les laisse passer. »

Comment dompter son corps
Pour maîtriser la plongée en apnée, elle indique qu’il faut apprendre à dompter ce besoin d’air que le corps ressent après un certain temps sans respirer. Elle compare cette impression au hoquet. « Quand les contractions commencent, on a hâte qu’elles partent, mais elles ne partent pas. Alors, il faut apprendre à gérer sa personne, à gérer son mental et ne pas se laisser prendre par l’impression que ça va aller de [mal en pis]. […] Ça peut être inconfortable, mais comme toute chose inconfortable, on peut s’adapter et apprendre à apprivoiser ça. »

Des apnéistes en action.
Des apnéistes en action   Photo : Felix Renaud

Chargement en cours