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Catherine Perrin
Audio fil du jeudi 28 juin 2018

En prestation : Jean-Michel Blais et son renouveau instrumental

Publié le

Jean-Michel Blais au micro de Stéphan Bureau.
Jean-Michel Blais   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

« Je rassemble les points, et ça fait une constellation. » Louangé par la critique internationale pour ses croisements de musique classique, d'airs populaires et d'électronique, le jeune pianiste montréalais nie chercher à faire une musique sur mesure pour l'ère de la musique en continu sur Internet. Il décrit sa démarche comme une volonté d'improvisation, nourrie par le cinéma et le travail d'autres iconoclastes de la musique instrumentale, comme Gonzales ou Nils Frahm. Jean-Michel Blais parle à Stéphan Bureau du pouvoir apaisant de la musique sur son syndrome de la Tourette.

« J’adore plonger dans les classiques, dit-il au sujet de son style de composition. Je vais couper une section parce que j’ai l’impression que ce n’est plus d’époque, je répète une série d’accords parce je trouve qu’on n’y goûte pas assez… Rachmaninov est quelqu’un qui m’a marqué beaucoup. On le considère une peu comme un romantique, un post-romantique, même. Je pense qu’on dialogue encore beaucoup – dans la pop, en tout cas – avec ses couleurs d’accords. Sur le plan pianistique, c’est quelqu’un qui a donné beaucoup. C’est sûr que c’est une influence. »

Jean-Michel Blais en prestation au piano du studio 18.
Jean-Michel Blais a offert une prestation de la pièce Outsiders en direct du studio 18. Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Thérapeutique

« Pour moi, c’est direct, déclare-t-il au sujet du pouvoir pacifiant de la musique. Je suis quelqu’un de quand même anxieux. [J’ai le] syndrome de Gilles de la Tourette et tout ce qui vient avec. […] C’est un spectre. La pointe de l’iceberg qu’on voit, ce sont des gens qui disent des mauvais mots, qui ne [se] contrôlent pas du tout, […] mais il y a tout un autre 90 %, je dirais, [qui consiste en] des tics complexes, incontrôlables et tout. Quand j’étais jeune, c’était assez présent. J’ai des vidéos de moi : dès que je me mettais à jouer, les tics cessaient. Je pense que la musique est venue comme une thérapie – pour moi-même, d’abord et avant tout. De la reproduire en public, c’est comme si ça amenait quelque chose d‘apaisant chez les autres. »

Jean-Michel Blais sera en concert le 29 juin à la Maison symphonique à l’occasion du Festival international de Jazz de Montréal, puis le 8 juillet au Festivoix de Trois-Rivières.

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