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Stéphan Bureau
Audio fil du jeudi 21 juin 2018

Il y a encore beaucoup d’ignorance au sujet des peuples autochtones

Publié le

Kim O'Bomsawin, Mélissa Mollen Dupuis et Sonia Bonspille Boileau
Kim O'Bomsawin, Mélissa Mollen Dupuis et Sonia Bonspille Boileau au micro de Stéphan Bureau   Photo : Radio-Canada / Pascal Michaud

« On peut nommer les 12 mois de l'année, mais on ne peut pas nommer les 11 nations avec qui on vit depuis 500 ans », fait remarquer la militante innue Mélissa Mollen Dupuis au sujet de la méconnaissance et de l'ignorance de nombreux Québécois à l'égard des Premières Nations. En cette Journée nationale des peuples autochtones du Canada, elle aborde cette question avec la cinéaste Kim O'Bomsawin, d'origine abénaquise, et Sonia Bonspille Boileau, scénariste d'origine mohawk.

« On est resté très folkloriques pendant très longtemps dans l’imaginaire des non-Autochtones au Canada, puis le reste, on n’osait pas le voir », constate Kim O’Bomsawin.

Dans un livre d’histoire, il y a un chapitre minuscule sur les Premières Nations, alors qu’on a 7000 ans d’histoire sur le territoire. […] C’est sûr que le système scolaire n’a pas été fait pour promouvoir les connaissances sur les peuples autochtones ou des connaissances qui ne soient pas biaisées.

Mélissa Mollen Dupuin, militante

Tout n'est pas noir

Il y a cependant de l’espoir, disent les trois femmes, qui constatent que les non-Autochtones s’intéressent de plus en plus à la réalité des Premières Nations. « Maintenant, il y a une espèce de prise de conscience, une curiosité : les gens veulent voir nos films, posent des questions. Moi, ça me remplit d’espoir », dit la cinéaste Kim O'Bomsawin.

L'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées et la Commission de vérité et réconciliation du Canada, qui ont levé le voile sur les atrocités perpétrées à l’endroit des Premières Nations, ont éveillé bien des consciences, se réjouissent Kim O'Bomsawin, Sonia Bonspille Boileau et Mélissa Mollen Dupuis.

Pour Kim O’Bomsawin, il est temps que les voix des Premières Nations soient entendues et que leurs membres se réapproprient leur identité. Il faut aussi que l’État reconnaisse ses torts afin de paver la voie à une véritable réconciliation.

On est rendu à l’ère où on doit se responsabiliser en tant que pays. Ça suffit, le temps d’ignorer notre passé.

Kim O'Bomsawin, cinéaste

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