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Stéphan Bureau
Audio fil du mardi 19 juin 2018

Tragédie de Lac-Mégantic : Ottawa et l'industrie ferroviaire montrés du doigt

Publié le

L'accident de Lac-Mégantic a causé la mort de 47 personnes.
La tragédie de Lac-Mégantic, qui s'est produite le 6 juillet 2013, a marqué à jamais la petite ville de l'Estrie.   Photo : Getty Images / AFP

L'auteure et activiste Anne-Marie Saint-Cerny, qui publie ces jours-ci le livre Mégantic : une tragédie annoncée, n'est pas tendre à l'endroit de l'industrie ferroviaire et du gouvernement fédéral, qui, 5 ans après la tragédie ayant coûté la vie à 47 personnes, ferme toujours les yeux sur les pratiques dangereuses des compagnies ferroviaires au Canada. Elle parle « d'abdication totale » d'Ottawa à l'égard des compagnies ferroviaires.

Anne-Marie Saint-Cerny n’en revient tout simplement pas que, cinq ans après l’accident, les trains transportant du propane roulent encore la nuit à Lac-Mégantic, sur des rails brisés. Elle déplore que rien n’a véritablement changé, malgré la tragédie. Selon l’auteure, le gouvernement fédéral fait preuve d’à-plat-ventrisme envers l’industrie ferroviaire.

Je suis une militante depuis une trentaine d’années. J’ai affronté toutes sortes d’industries, certaines parmi les plus cow-boys, [...] mais jamais avant de fouiller la tragédie de Lac-Mégantic je n'étais tombée sur une industrie – et je pense que c’est la seule qui existe – qui fait ses propres règles de fonctionnement, qui s’autosurveille, qui a sa police privée, et ses rails privés.

Anne-Marie Saint-Cerny, auteure et militante

Selon Anne-Marie Saint-Cerny, les paramètres qui ont permis à la tragédie de Lac-Mégantic de se produire sont encore présents. L’auteure trouve regrettable qu’aucune leçon ne soit tirée de l’histoire. « Mégantic, c’était l’endroit rêvé pour avoir cet accident, parce qu’il y a la côte la plus abrupte en Amérique du Nord en milieu habité. Il y avait déjà eu un accident en 1918 avec des morts, et là, le deuxième. C’était une question de temps avant que ça arrive encore. »

De faux boucs émissaires

L’auteure de Mégantic : une tragédie annoncée déplore aussi le fait que Thomas Harding, Richard Labrie et Jean Demaître, les trois ex-employés de la Montreal Maine & Atlantic Railway (MMA) qui ont été reconnus non coupables de négligence criminelle ayant causé la mort de 47 personnes, ont été montrés du doigt dans cette affaire.

Il y a eu trois boucs émissaires. C’est la seule raison, encore aujourd’hui, qu’on nous donne sur la cause de cette tragédie-là, et c’est faux.

Anne-Marie Saint-Cerny, auteure et militante

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