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Stéphan Bureau
Audio fil du vendredi 15 juin 2018

La chute de l'empire américain, un film qui traite de charité

Publié le

Alexandre Landry et Maripier Morin tournent une scène du « La chute de l'empire américain ».
Alexandre Landry et Maripier Morin sont les têtes d'affiche du dernier long métrage de Denys Arcand.   Photo : Films Séville

« Le propos du film, c'est l'humanité et notre capacité en tant que société à se soucier de notre prochain. Je trouve que c'est ça, la grande quête du film », dit la comédienne Mariepier Morin au sujet de La chute de l'empire américain, la nouvelle œuvre cinématographique de Denys Arcand dans laquelle elle tient la vedette avec Rémy Girard, entre autres. Le film, qui aborde la question du pouvoir de l'argent, a « un propos très contemporain », fait remarquer Rémy Girard.

Denys Arcand, qui avait d’abord choisi de baptiser son film Le triomphe de l’argent, a finalement opté pour La chute de l’empire américain, un titre qui sert davantage le film, selon lui, et qui est moins réducteur.

Il est question d’argent tout le long du film, mais ultimement, ça débouche sur la charité, sur [le fait de] donner aux autres, sur les gens qui manquent d’argent, les itinérants. Ça débouche sur plein d’autres choses.

Denys Arcand, cinéaste

Selon Rémy Girard, qui incarne dans La chute de l’empire américain un comptable travaillant pour les motards, le film met en lumière le fossé grandissant qui se creuse entre les riches et les pauvres un peu partout sur la planète.

« C’est le pouvoir de l’argent qui mène partout dans le monde. On le voit dans les relations internationales, on le voit partout. La criminalité est de plus en plus sophistiquée. Il y a de plus en plus de moyens de s’en mettre plein les poches. […] Et bien sûr, l’écart entre la très grande richesse et la pauvreté s’élargit de plus en plus », dit-il.

Le personnage de Rémy Girard s’inspire d’une vraie histoire, précise Denys Arcand, tout comme le vol à main armé au début du film.

Les rôles de criminels à des acteurs noirs

Questionné sur le fait de choisir des comédiens noirs pour jouer des rôles de criminels, notamment le personnage qu’interprète Eddy King, le cinéaste a invoqué le réalisme de son film pour justifier ses choix. « Mon maître, c’est Shakespeare : "Je tends un miroir à la nature” », affirme Denys Arcand. Pour renforcer son argument, il raconte sa visite à la prison de Bordeaux pendant la préparation du film. « Quand je suis allé à Bordeaux, [...] je suis rentré dans une salle [...], il y avait dix-neuf Noirs, quatre Arabes et un Québécois, ajoute-t-il. L’image que je vous montre, elle est vraie. »

Retour au genre policier

Avec La chute de l’empire américain, Denys Arcand renoue avec le film policier, un genre qu’il avait exploré dans de précédents films comme La maudite galette (1972), Réjeanne Padovani (1973) et Gina (1975). Le cinéaste s’éloigne ainsi de ses plus récents films, qui traitaient de sujets un peu plus humanistes ou philosophiques.

J’aime ça l’idée d’un film policier, parce que ça donne une espèce de structure au film, une structure de tension, tout le temps.

Denys Arcand, cinéaste

La chute de l’empire américain prendra l’affiche partout au Québec le 28 juin.

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