Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Stéphan Bureau
Audio fil du mercredi 13 juin 2018

L'été en famille : fini le camp de jour

Publié le

Amélie Arel-Dubeau, Liliana Mejia et Jean-Philippe Larose
Amélie Arel-Dubeau, Liliana Mejia et Jean-Philippe Larose   Photo : Radio-Canada / Philippe Couture

Inscrire les enfants à un camp d'été est presque devenu une norme dans notre société, mais la chose est bien souvent un casse-tête pour les parents : horaires compliqués, activités coûteuses, organisation complexe au quotidien, etc. Certains parents font le choix assumé de garder leurs enfants avec eux. C'est le cas de Jean-Philippe Larose, d'Amélie Arel-Dubeau et de Liliana Mejia, qui ont tous trois imaginé leur propre modèle d'été en famille à la maison.

Pour Jean-Philippe Larose, le choix a été facile : les enfants passeront l’été à la maison avec une gardienne. Une adolescente du quartier, que la famille connaît bien et en qui les parents ont confiance, s’occupera des petits pendant que papa et maman seront au travail. « Dans une famille de trois enfants comme la nôtre, dit-il, c’est moins cher que le camp de jour, et ça permet aux enfants de vivre leur été de manière plus spontanée. Je trouve que l’oisiveté et la flexibilité sont essentielles à l’enfance et je veux éviter que mes enfants aient des horaires réglés au quart de tour pendant leurs vacances. »

Dans la famille d'Amélie Arel-Dubeau, mère d’un garçon et d’une fille d’âge préscolaire, les enfants n’iront pas non plus au camp d’été. « Mon copain va passer l’été avec eux; son emploi saisonnier le lui permet. Ça permet d’alléger leur horaire, et le nôtre. Arrêter de courir, c’est bon pour les enfants; et c’est aussi bon pour les parents! »

Pour Liliana Mejia, dont les enfants sont un peu plus vieux, l’été est l’occasion de « cultiver l’autonomie des enfants en les laissant seuls à la maison pour seulement quelques heures par jours ». Elle compte ainsi leur inculquer le sens des responsabilités.

Les vertus de la liberté enfantine
« J’ai toujours pensé qu’il valait mieux que les enfants connaissent l’ennui, qu’ils soient créatifs, qu’on les force à développer leur capacité à se désennuyer par eux-mêmes », dit Jean-Philippe Larose. Rien de mieux qu’un été loin du camp de jour pour développer son inventivité, pensent nos invités.

« J’aime que nos enfants profitent d’une plus grande liberté pendant l’été, ajoute Amélie Arel-Dubeau, alors qu’ils peuvent jouer dehors et que les possibilités sont décuplées par rapport à l’hiver, [où les loisirs sont] plus sédentaires, du moins dans notre famille. »

Toutefois, n’y a-t-il pas un risque de les voir engloutis par les écrans, avalés par le réflexe d’ouvrir la télévision ou la tablette pour y consacrer de longues heures? Pas vraiment, répondent nos invités, car le beau temps est souvent bien plus attractif. Et quand les écrans continuent d’exercer une fascination chez les enfants de Lilia Mejia, elle en profite pour les inviter à se cultiver : ils font des recherches sur Moby Dick ou Cléopâtre. « Il y a toujours un moyen de faire en sorte que le temps passé à l’ordinateur ne soit pas futile et que ça demeure agréable », opine-t-elle.

Chargement en cours