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Catherine Perrin
Audio fil du mardi 29 mai 2018

Le cas Ariel Kouakou montre la nécessité d’une escouade spéciale

Publié le

Pina Arcamone et Kouadio Frédéric Kouakou au micro de Catherine Perrin.
Pina Arcamone et Kouadio Frédéric Kouakou   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Lorsque le père d'Ariel Kouakou s'est rendu à son poste de police de quartier, le 12 mars, il s'est fait dire de rentrer chez lui et d'appeler le 911. C'est pour empêcher ce genre de situation, qu'il qualifie d'irrégularité contre-productive, qu'il a lancé une pétition demandant la création d'une unité d'intervention mixte spécialisée dans les cas d'enlèvements d'enfants. En compagnie de Pina Arcamone du réseau Enfants-Retour, Kouadio Frédéric Kouakou explique à Catherine Perrin qu'il souhaite voir les corps policiers passer moins de temps à s'échanger de l'information.

« Le cas d’Ariel doit servir de cas d’école, dit Frédéric Kouakou. Aucune procédure ne vaut une vie humaine. Nous sommes dans un pays qui respecte profondément la vie humaine. Cela va en contradiction avec la Charte des droits et liberté. […] Il y a des procédures qui alourdissent les choses. »

Problèmes de communication

« Nous savons qu’à la Sûreté [du Québec], une escouade existe », indique également l’enseignant, qui privilégie encore la thèse de l’enlèvement et continue de croire pour cette raison que son fils est encore vivant. « Le problème, c’est le transfert d’information des corps de police majeurs à la Sûreté. Au lieu de rester dans le transfert d’information, si les deux travaillaient déjà comme une unité [commune], on n’aurait pas besoin de transférer de l’information. »

Des réflexes trop lents

Pina Arcamone souligne que des unités spécialisées existent déjà en Belgique et aux États-Unis, et qu’elles ont fait leurs preuves. Elle aussi croit que la procédure suivie par les policiers lorsque la disparition d’Ariel a été rapportée a ralenti les recherches.

« Avant tout, lorsqu’un parent se présente au poste de quartier pour dire que son enfant est disparu, on devrait prendre la plainte tout de suite, affirme-t-elle. Sinon, on peut perdre encore plus de temps. On considère quand même qu’à 10 ans, un jeune est vulnérable. Personne ne l’avait vu depuis quand même plusieurs heures. Ça nous a quand même étonnés un peu. […] Ce qu’on a questionné en tant qu’organisme, par la suite, c’est [si l’on] n’aurait pas dû déclencher une alerte Amber, considérant l’âge de l’enfant, considérant qu’on était au début mars, qu’il y avait de la neige au sol [et que] les nuits étaient encore extrêmement froides. »

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