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Un corps pour la plage, ça préoccupe aussi les hommes

Médium large

Avec Catherine Perrin

Un corps pour la plage, ça préoccupe aussi les hommes

Audio fil du mercredi 16 mai 2018
Phil Roy, Jean-Charles Panneton et Félix-Antoine Tremblay au micro de Catherine Perrin.

Phil Roy, Jean-Charles Panneton et Félix-Antoine Tremblay

Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Les standards de beauté imposés par les médias et les réseaux sociaux ne torturent plus que les femmes. Le comédien Félix-Antoine Tremblay, l'humoriste Phil Roy et l'historien Jean-Charles Panneton peuvent en témoigner : les photos d'abdominaux saillants et de corps suintant au gym vues sur Instagram ont bien failli leur coûter leur amour-propre. En cette période où les magazines demandent à leurs lecteurs si leur corps est prêt pour la plage, ils racontent à Catherine Perrin comment ils se sont ressaisis.

Depuis qu’il a vu la mention « trop gras » dans des notes d’audition, Félix-Antoine Tremblay pâtit de ce qu’il considère être des modèles de perfection sur les réseaux sociaux : « J’essaie de me mettre en forme et chaque fois, je me déçois. […] Chaque fois, je n’atteins pas mes objectifs et je me tape sur la tête. » Il y a quelques semaines, l’acteur a donc publié sur Instagram une photo de lui, torse nu, en guise de pacte avec lui-même, afin de se forcer à s’accepter tel qu’il est (Nouvelle fenêtre).

J’ai décidé de faire un pied de nez à ça, parce que j’étais tanné de ne pas me respecter. J’ai dit : "C’est assez. Le corps que j’ai aujourd’hui, c’est le corps que je vais avoir quand vous allez me voir sur la plage en juillet."

Félix-Antoine Tremblay

Jamais assez
Phil Roy est un cas particulier, puisqu’il était obèse lorsqu’il était tout jeune : « Depuis que je sais ce que c’est qu’un maillot de bain, je sais que ça ne me tente pas de le porter », affirme-t-il, pour évoquer sa grande familiarité avec la pression de la minceur.

Bien qu’il ait retrouvé un poids plus régulier après une hospitalisation, il avoue sentir la pression de maigrir davantage lorsqu’il voit ses pairs poser fièrement sur les réseaux sociaux. « Quand je vois Jay Du Temple porter un [pantalon] 7/8e pas de bas, je trouve [ça] beau. Je me dis : "Si je portais ça, ça ne serait malheureusement pas avantageux. Donc, oui, il y a un autre piège. […] Mais c’est vrai que la pression des médias [sur les hommes] est moins forte et plus nouvelle que celle que les femmes ont [toujours eue]. »

La faute à Hollywood
« Les standards ont beaucoup évolué, constate Jean-Charles Panneton. Les fameuses vedettes d’Hollywood qui cartonnent, les superhéros de notre époque, […] sont ultramusclés. [Ces comédiens] passent pratiquement plus de temps dans les gyms qu’ils en passent devant la caméra à faire des films. Quand on les compare aux superhéros des années 1960, 1970, on voit toute la différence. On voit que le corps n’est plus du tout le même. »

Lui aussi a senti le besoin de tracer la ligne : « J’ai réussi à développer, au fil du temps, un accord avec moi-même, un point d’équilibre. [Je fais] un peu de gym, mais rien de maniaque. Pas sept fois par semaine, mais un équilibre, question d’être bien dans ma peau. »

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