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Catherine Perrin
Audio fil du vendredi 11 mai 2018

Adopter Sudbury, pour la culture et pour le dépaysement

Publié le

Melchior Mbonimpa, Aurélie Lacassagne et Chloé Leduc-Bélanger au Salon du livre de Sudbury.
Melchior Mbonimpa, Aurélie Lacassagne et Chloé Leduc-Bélanger   Photo : Radio-Canada / Mathieu Allard

L'un vient du Burundi, l'autre, de France, et la troisième, de Montréal. Ils ont tous choisi le Grand Sudbury comme ville d'adoption, que ce soit pour ses occasions de travail, par amour ou simplement à cause des hasards de la vie. Les auteurs Melchior Mbonimpa, Aurélie Lacassagne et Chloé Leduc-Bélanger parlent à Catherine Perrin de la vie culturelle vibrante qui fait de Sudbury un endroit où ils se sentent chez eux.

Nos trois invités soulignent l’apport du poète Robert Dickson, pilier de la littérature franco-ontarienne mort en 2007, à leur carrière, que ce soit comme professeur, comme mentor, comme source d’encouragement ou comme personne leur ayant permis de nouer des liens avec la communauté littéraire de Sudbury.

Attiré, puis adopté
« Dans le milieu où l’on m’a accueilli, je devais faire mes preuves, m’installer comme professeur, avoir la permanence », raconte Melchior Mbonimpa, arrivé à Sudbury grâce à un emploi auprès des Jésuites. « Quand tout ça a été fait, une tentation de jeunesse est revenue très fort, c’est-à-dire écrire de la fiction. Au début, je ne pensais pas publier ici. […] Des gens m’ont attiré et m’ont emprisonné, d’une certaine façon, dans leurs activités. J’ai été adopté, c’est comme ça que je sens les choses. Je n’ai rien fait de flamboyant pour appartenir à la francophonie d’ici. »

L’appel de la poésie
Aurélie Lacassagne est arrivée dans la ville après avoir rencontré un Québécois à Minsk, au Bélarus. C’est la poésie franco-ontarienne qui l’a fait se sentir chez elle à Sudbury. « La littérature franco- ontarienne, comme toute littérature mineure, est une littérature extrêmement politique, dit-elle. Par principe, dans une communauté minoritaire, lorsqu’on prend la parole, la parole poétique est forcément une parole politique. »
Selon elle, les différents quartiers de la ville ont chacun une identité si forte qu’il devient facile de s’y trouver un chez-soi : « Je ne me suis jamais sentie isolée à Sudbury. Il y a des possibilités absolument extraordinaires. On est petits, mais en même temps, on est super "flyés". »

Regard neuf
« Grandir dans un même milieu et y rester, à un moment donné, ça devient familier, on ne voit plus, dit Chloé Leduc-Bélanger. Il y a des trains partout, il y a des cheminées – je n’ai jamais vu ça; je viens de Montréal. Le ciel est tellement immense, tellement bleu! Les couchers de soleil sont incroyables. Ce regard-là est un regard neuf que j’aime beaucoup découvrir. J’aime qu’on m’enseigne, qu’on me montre tout ce qu’il y a à voir, parce qu’il y a énormément à découvrir. »

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