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Stéphan Bureau
Audio fil du lundi 16 avril 2018

Wild Wild Country : la montée vers la gloire d'un gourou indien aux États-Unis

Publié le

Une scène montre Bhagwan Rajneesh devant des disciples dans le documentaire <em>Wild Wild Country</em>.
Une scène montre Bhagwan Rajneesh devant des disciples dans le documentaire Wild Wild Country.   Photo : Netflix

La série documentaire Wild Wild Country s'intéresse à l'attrait exercé par un gourou indien sur des milliers de fidèles dans les années 1980. Un disciple de cette communauté religieuse, Ati Dion, le réalisateur Raphaël Bélanger, la journaliste Émilie Dubreuil, et Martin Geoffroy, un spécialiste des groupes sectaires, discutent de la façon dont ce gourou et son entourage ont pu inciter autant de personnes à les suivre dans leurs croyances.

Au début des années 1980, le charismatique gourou Bhagwan, qui se renommera Osho, quitte l’Inde et s’installe dans le désert, en Oregon. Avec des avocats et des architectes membres de son groupe, il y travaille à l’édification d’une ville et d’une grande commune.

Toutefois, les choses tournent mal lorsqu’Osho commence à imposer aux gens sa volonté et ses croyances. Pour le défendre, des membres de sa commune, appelés les sannyasins, s’impliquent alors dans des activités criminelles. En 1985, les autorités américaines finissent par renvoyer Osho en Inde, où il meurt en 1990.

Les sannyasins ont trouvé une terre. S’il n’y avait pas eu une réaction de la part des autorités, jamais tout cela ne serait arrivé. Il voulait juste s’isoler dans un désert pour faire une utopie.

Ati Dion, disciple d'Osho

Bande-annonce de la série documentaire Wild Wild Country, diffusée sur Netflix, qui montre le côté sombre de la croyance prônée par Osho :

C’est fascinant. On a peu souvent la chance de voir de grands leaders charismatiques qui suscitent cette espèce de dévotion instantanée chez l’être humain.

Émilie Dubreuil, journaliste

Au Québec, environ 300 personnes ont adhéré aux croyances véhiculées par Osho. Le réalisateur Raphaël Bélanger, qui a vécu une partie de son enfance dans des communes de sannyasins voit son mouvement comme étant une utopie plutôt qu’une secte. Le professeur de sociologie Martin Geoffroy est toutefois catégorique sur les enseignements d’Osho : « Pour moi, ça a toutes les caractéristiques d’une secte. »

Écoutez la deuxième partie de la table ronde sur Wild Wild Country

Nos invités
Ati Dion
, disciple de Bhagwan Shree Rajneesh (Osho) depuis 35 ans et chargé de cours à l'Université de Sherbrooke en toxicomanie
Raphaël Bélanger, réalisateur, a vécu une partie de sa jeunesse dans des communes de sannyasins.
Émilie Dubreuil, journaliste, s'est intéressée à différents mouvements religieux et sectes comme l'Église de scientologie, Lev Tahor et l'hassidisme.
Martin Geoffroy, directeur du Centre d'expertise et de formation sur les intégrismes religieux et la radicalisation (CEFIR), est professeur de sociologie au Cégep Édouard-Montpetit. Il effectue depuis plus de 20 ans des recherches sur les groupes sectaires.

Ati Dion, Martin Geoffroy, Raphaël Bélanger et Émilie Dubreuil répondent aux questions d'Isabelle Craig au studio 18 de Radio-Canada, à Montréal, le 16 avril 2018.
Ati Dion, Martin Geoffroy, Raphaël Bélanger et Émilie Dubreuil Photo : Radio-Canada/Mathieu Arsenault

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