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Catherine Perrin
Audio fil du vendredi 13 avril 2018

La sérénité réaliste de Françoise Hardy

Publié le

Françoise Hardy
Françoise Hardy   Photo : Warner Music / Benoit Peverelli

« À l'âge que j'ai, quand même, je suis obligé d'évoquer ça. On ne peut pas, à cet âge, chanter n'importe quoi. » La grande chanteuse de 74 ans confirme qu'il est parfois question de la mort sur son 24e album, Personne d'autre, qui comprend des morceaux composés par La Grande Sophie, Pascale Daniel et Yael Naim, entre autres. Elle discute avec Catherine Perrin de l'importance de la mélodie dans son travail.

Bien qu’elle vive avec un lymphome que depuis 2004, la chanteuse s’intéresse à la mort depuis la jeunesse. Elle souligne toutefois que ce n’est qu’au cours des deux dernières décennies qu’elle a découvert des lectures intéressantes à ce sujet. « La mort du corps physique est quelque chose d’extrêmement éprouvant, mais en même temps, quand le corps de nature matérielle meurt, il libère notre esprit, ou notre âme – au choix –, qui sont des sens spirituels, dit-elle. Ça, c’est une chose positive, mais pour en arriver là, il faut vivre quelque chose de difficile. »

Des projets malgré tout
Ayant déjà déclaré ne plus avoir de projets, elle réalise maintenant qu’il est difficile de vivre son quotidien sans en faire : « On en fait quand même, tout en sachant que si ça se trouve, on n’aura pas le temps de les réaliser. On me propose de publier – je ne trouve pas ça d’un fol intérêt, mais bon – l’intégralité de mes textes, ce qui ne me plaisait pas au départ, parce que tous les textes que j’ai faits à mes débuts ne sont pas intéressants, mais on m’a suggéré de [les] commenter, de parler un petit peu du contexte dans lequel je les ai écrits. Ça, ça peut être plus amusant à faire. C’est mon seul projet pour l’instant. »

La mélodie d’abord
Son nouvel album, Personne d’autre, s’est imposé à elle par des mélodies arrivées « toutes seules ». François Hardy précise que c’est la première fois que cela lui arrive : « C’est la mélodie qui est la priorité des priorités, affirme-t-elle. Quand j’ai la chance qu’on me confie une belle mélodie, une mélodie qui me touche, ou qui a une magie – il y a des petites mélodies qui sont magiques –, la seule chose qu’il faut faire, c’est de capter l’esprit de cette mélodie et de se mettre à son service, trouver les mots qui vont la servir. »

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