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Stéphan Bureau
Audio fil du mardi 10 avril 2018

Dépression : les travaux prometteurs d’une chercheuse montréalaise

Publié le

Caroline Ménard et Sonia Lupien au micro de Catherine Perrin.
Caroline Ménard et Sonia Lupien   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Comprendre la différence entre la dépression chez les hommes et chez les femmes, prévenir la dépression, traiter la schizophrénie et d'autres maladies... La découverte de Caroline Ménard, voulant que le stress chronique rompe la barrière hématoencéphalique du cerveau pour permettre à la dépression de s'y installer, permet d'envisager tout cela et bien plus. En compagnie de sa collègue Sonia Lupien, la chercheuse en neurosciences explique à Catherine Perrin comment ses travaux, effectués sur des souris et des rats, s'appliquent aux humains.

Sonia Lupien avait présenté la découverte de Caroline Ménard dans sa chronique du 22 février 2018.

« On savait de façon empirique que si on stresse chroniquement des gens et des animaux, il va y avoir, chez un certain pourcentage [d’entre eux], le développement d’une dépression, dit Sonia Lupien. On savait que ça arrive, mais on ne savait pas pourquoi. Ce que Caroline a fait, c’est de donner les premiers éléments d’un mécanisme très, très clair. »

Maladie multiple
« Ce qu’on voit avec ces recherches-là, c’est que la dépression, ce n’est pas une [seule] maladie, indique Caroline Ménard. Il y a des sous-groupes. Il y a des gens dont le système est appelé à travailler plus fort. Je m’intéresse aussi beaucoup aux populations dans le Nord – les Premières Nations, les travailleurs exposés à la dépression saisonnière. On pense qu’on pourrait éventuellement avoir des traitements personnalisés, un peu comme pour le cancer. »

Tuer la dépression dans l’œuf?
Caroline Ménard explique comment sa découverte pourrait être appliquée à la prévention : « On a fait de l’imagerie à résonnance magnétique [IRM] chez la souris. On pense que c’est quelque chose qu’on pourrait appliquer chez l’humain. [L’IRM] peut montrer l’ouverture de la barrière [hématoencéphalique]. […] À ce moment-là, on pourrait dire à une personne : "On voit que votre barrière est un peu ouverte. Il faudrait faire attention à votre stress, car on ne voudrait pas que ça dégénère." On pense que si la barrière reste ouverte pour que les cytokines [une protéine qui agit à distance pour réguler le fonctionnement d’autres cellules] entrent dans le cerveau, il y a possiblement des choses du cerveau qui passent dans le sang. On pourrait peut-être trouver quelque chose, lié à la barrière, qui passe dans le sang et qui n’a pas d’affaire là, et trouver un test. »

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