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La résurrection de Marie-Chantal Toupin

Médium large

Avec Catherine Perrin

La résurrection de Marie-Chantal Toupin

Audio fil du jeudi 29 mars 2018
Marie-Chantal Toupin au micro de Catherine Perrin

Marie-Chantal Toupin

Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Un nouvel album témoignant d'un virage country, une tournée à venir, un nouvel entourage... La controversée rockeuse souhaite indéniablement tourner la page sur sa période sombre, marquée par les ruptures personnelle et professionnelle avec son gérant, une série de propos racistes sur les réseaux sociaux, sept ans sans album studio, des spectacles beaucoup plus modestes et, plus récemment, la mort de sa mère. Marie-Chantal Toupin parle à Catherine Perrin de la différence qu'il y a entre travailler avec des hommes et travailler avec des femmes.

La chanteuse estime qu’une direction country favorisera le contact avec son public. « Ce que je veux faire, c’est vraiment avoir de l’attitude, mais drôle, dit-elle au sujet de son album à venir cet automne. Pas d’histoire de s’ouvrir les veines et de pleurer. »

Toucher le fond pour se relever
Après avoir vécu une période trouble, elle reconnaît consulter un psychologue. « J’ai déjà consulté auparavant, précise-t-elle. J’y allais tout le temps quand ça allait bien. C’est une drôle de mentalité que j’avais. Finalement, j’ai réalisé que je me suis royalement trompée. […] Il faut toucher le bas fond pour être capable de se relever et de se dire : "J’ai assez souffert." »

J’écoute la petite voix en-dedans de moi. Je suis plus proche de mon moi. Avant, je l’ignorais. Ça m’a menée dans de drôles de situations.

Marie-Chantal Toupin

La part des femmes
Après avoir été surtout entourée d’hommes dans son travail, elle a maintenant un entourage féminin, ce qui la dépayse quelque peu. « Je suis plus [perceuse] que talons hauts. Ça fait 20 ans que je suis sur la route avec juste des gars. Là, c’est drôle parce que c’est pratiquement juste des femmes. Au lieu des [perceuses], on parle des cils, des ongles… Il faut que je me familiarise avec ça. »

Elle trouve que cela produit un climat plus collaboratif. « Pas besoin de chercher midi à 14 heures, dit-elle. On s’obstine moins. »

Aucun regret
Malgré tout ce qu’elle a traversé, Marie-Chantal Toupin dit ne rien regretter. « Je ne suis pas la fille qui a des regrets, déclare-t-elle. En arrière, c’est du passé. Demain, c’est loin. Je suis au jour le jour. »

Marie-Chantal Toupin sera en spectacle le 1er avril au Pourvoyeur, à Montréal.

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