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Catherine Perrin
Audio fil du mercredi 14 mars 2018

L’appui infatigable des Russes à Vladimir Poutine

Publié le

Le président russe Vladimir Poutine
Le président russe Vladimir Poutine   Photo : Reuters / POOL New

Les Russes aiment la stabilité et ont peur de ce que leur pays deviendra sans Vladimir Poutine au-delà de la fin de son dernier mandat, en 2024. Voilà pourquoi ils rééliront vraisemblablement celui qui les dirige depuis 1999 lors de l'élection présidentielle du 18 mars, selon la journaliste Anne Nivat, auteure du livre Un continent derrière Poutine?. Elle explique à Catherine Perrin que les Russes associent l'autoritarisme de Poutine à une des qualités d'un bon chef.

« Les pro-Poutine ont des nuances sur Poutine, souligne Anne Nivat. Ils disent eux-mêmes qu’à cause de Poutine, il n’y a plus d’autres [candidats]. […] C’est le résultat du fait que Vladimir Poutine, pendant toutes ces années, a été excellent pour annihiler toute opposition. Toutefois, les anti-Poutine ont également des nuances sur leur degré d’"antipoutinisme". Eux-mêmes, parfois, en viennent à dire : "Pour la stabilité, finalement, on n’a que Poutine." »

« Ce sont les Occidentaux qui parlent de dictateur, dit-elle également. [Les Russes] sont beaucoup moins obsédés par Poutine que nous le sommes. »

Il est ce nouvel homme postsoviétique qui se maintient jeune, qui est dynamique, qui est patriote – encore plus qu’avant, et il le revendique –, qui n’a pas honte de dire ce qui est, et les Russes aiment cela.

Anne Nivat

Autre point de vue
« Que cela nous plaise ou non, […] cette Russie postsoviétique ne pense pas comme nous. Elle n’a pas à pratiquer la démocratie comme nous la pratiquons depuis longtemps dans nos pays. Il leur est difficile d’avoir le même avis que nous sur ce système », indique également la journaliste.

Le changement viendra des jeunes
Cet appui inébranlable des Russes à son président ne signifie pas qu’une couche de la population n’aspire pas à une démocratie plus ouverte, selon Anne Nivat : « En Russie, rien n’est immobile, mais les choses sont lentes à se développer. Les jeunes qui ont 17 ou 18 ans aujourd’hui ont une mentalité très différente. Ils l’ont déjà exprimé à deux reprises l’année dernière en descendant dans la rue à l’appel d’Alexeï Navalny […], et je pense qu’ils vont continuer à le faire. Je vois bien qu’ils n’ont pas du tout cette pesanteur soviétique dont s’embarrassent leurs aînés. Même ceux qui ont de 25 à 30 ans ont une façon différente de penser de ceux qui ont 17 ou 18 ans. »

Le livre Un continent derrière Poutine? sera en librairie le 10 avril.

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