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<em>Fugueuse,</em> une fiction collée à la réalité

Médium large

Avec Catherine Perrin

Fugueuse, une fiction collée à la réalité

Audio fil du mardi 13 mars 2018
Karina Goma et Ludivine Reding au micro de Catherine Perrin

Karina Goma et Ludivine Reding

Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

La série sur le recrutement sournois d'une jeune femme en fuite par un réseau de prostitution est de toutes les conversations. Au lendemain de la diffusion du dernier épisode de la première saison, la comédienne Ludivine Reding et la recherchiste et documentariste Karina Goma expliquent à Catherine Perrin que l'histoire de Fanny, dans la télésérie, peut arriver à tout le monde.

« Quand tu es là-dedans, tu te mets un voile, et tu ne veux pas affronter la réalité, mais à un moment donné, tu arrives face à un mur, dit Ludivine Reding à propos du parcours de son personnage dans la série. Tout le processus de désensibilisation du corps… Quand [les proxénètes] décident de partager la vidéo du viol collectif, c’est un outil pour ramener Fanny vers eux. […] Ces filles-là, il faut comprendre que ce sont des victimes. Natasha est passée par tout le même chemin que Fanny, mais à un moment donné, tu as le pied pris dans l’engrenage. Tu essaies de faire comme si c’était rendu normal pour toi. »

Demande énorme
« Il y a évidemment, malheureusement, une demande énorme pour les jeunes filles mineures dans le milieu de la prostitution, mais les sanctions peuvent être très sévères pour les proxénètes, alors l’idée, c’est de les sortir du Québec, dit Karine Goma. C’est malheureusement une situation courante et c’est ce qui crée aussi une impression d’urgence pour les policiers. C’est une question d’heures avant qu’on perde la trace [des jeunes filles qui fuguent]. »

Sinistre stratégie
La recherchiste poursuit : « Une des stratégies des proxénètes, c’est évidemment de les éloigner de leur famille et de leurs amis. Quand on les sort de la province, quand les repères ne sont plus là et que la langue n’est plus la même, elles deviennent extrêmement vulnérables. […] Ce qui a été étonnant et bouleversant dans recherche, c’est que les histoires se ressemblent. Les proxénètes ont des protocoles très rodés avec comme première étape la relation amoureuse. Menacer l’entourage de la famille, une petite sœur plus jeune, c’est courant aussi. »

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