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Stéphan Bureau
Audio fil du jeudi 8 mars 2018

Valérie Plante, une femme en mode action-réaction

Publié le

Valérie Plante au micro de Catherine Perrin
Valérie Plante   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Mairesse de Montréal depuis quatre mois, elle a connu une brève lune de miel avant de s'attirer les foudres du public pour des hausses de taxes et des restrictions à la circulation automobile dans certains quartiers. À l'occasion de la Journée internationale des femmes, Valérie Plante raconte à Catherine Perrin que sa mère lui a enseigné à foncer lorsqu'elle est convaincue d'avoir raison.

« J’ai toujours fait des choix, dans ma vie professionnelle et personnelle, basés sur mon intuition et un désir de contribuer à la société, de changer des choses qui me dérangent, dit Valérie Plante. Je suis toujours en mode action-réaction. »

« La Ville de Montréal, c’est un gros, gros paquebot. Il faut qu’on soit beaucoup à ramer dans la même direction pendant un bon bout de temps pour changer la direction du paquebot », note-t-elle aussi.

Les trous qui rendent fou
Au sujet de ce qui la frustre le plus dans l’administration montréalaise, elle dit : « L’état des routes. Ça, je trouve ça difficile. Il me semble que c’est toujours à refaire. Ça, ça me rend folle. […] On doit le faire mieux. Le Montréalais moyen veut aller travailler et veut des autobus à fréquence raisonnable. Il veut prendre sa voiture et ne pas trouver plein de trous. »

Culture de gars
Les reproches qu’on lui a faits de ne pas suffisamment bomber le torse dans l’adversité lui rappellent que la politique est une culture érigée par les hommes. « C’est aussi basé sur des codes, des façons d’être de réagir qui sont en général associées à ce qu’on connaît ou qui sont traditionnellement attribuées aux hommes. […] C’est plus dans la culture organisationnelle. »

Faire ses devoirs
Dans le dossier de la hausse de taxes, elle reconnaît avoir mal communiqué ses intentions. Dans le dossier de la restriction de la circulation sur le mont Royal, cependant, elle persiste et signe : « J’ai fait mes devoirs, j’ai regardé les rapports qui sont sortis, les consultations publiques qu’il y a eu... Tout ça va dans la même direction : il faut limiter la circulation de transit sur le mont Royal. C’est écrit noir sur blanc. Je suis prête à me battre pour cette vision. […] Ce que je demande aux gens, c’est [de donner] la chance au projet-pilote. »

Élever des alliés
De sa mère, elle dit tenir son côté décisif et direct. De son père, elle tient son amour des gens. Féministe, elle ne prend pas l’éducation de ses deux fils à la légère : « Mon mari et moi nous sommes connus en faisant des manifestations. On a toujours eu une façon de parler de notre couple et de notre vie de famille avec un certain regard politique. […] Nos enfants ont été élevés là-dedans. J’ai décidé d’élever mes fils comme des alliés des femmes et de tous ceux qui les entourent. »

L’inclusion paie
Elle croit que le progressisme peut être un moteur de création de richesse. « Beaucoup [d’entreprises] viennent s’établir à Montréal pour sa qualité d’inclusion. Soixante-quinze pour cent des nouveaux arrivants [au Québec] s’établissent à Montréal. Il faut trouver des emplois, soutenir l’employabilité. Quand je parle de transport collectif, on le voit comme une dépense […], mais ça va créer des emplois. Quand on parle de grands projets qui vont contribuer à la collectivité, on [les] voit juste comme [des] dépenses, mais je pense qu’il faut changer de paradigme et [les] voir comme une richesse. »

Un sourire bien senti
Quant à son sourire et son rire caractéristiques, elle les décrit comme des signes de joie, et non de nervosité. « La vie est belle, il faut la croquer. J’ai la chance d’avoir beaucoup d’outils pour profiter de la vie, d’amener les dossiers [et] mes rêves plus loin. Alors, j’en profite. Mais [c’est] aussi [un] rire d’autodérision. Je n’ai pas un ego démesuré. Je suis capable de rire de moi. J’aime que mon équipe rie un peu de moi aussi. Mon fils fait une très bonne imitation de moi. »

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