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Catherine Perrin
Audio fil du lundi 12 février 2018

Pour vivre ici : Bernard Émond et Élise Guilbault à nouveau réunis

Publié le

Le film «Pour vivre ici» met en vedette Élise Guilbault
Le film «Pour vivre ici» met en vedette Élise Guilbault   Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

Après La femme qui boit, La neuvaine et La donation, Élise Guilbault et le cinéaste Bernard Émond refont équipe, cette fois pour le film Pour vivre ici. « C'est une conversation entre Bernard et moi qui ne s'est pas encore interrompue », se réjouit Élise Guilbault, qui incarne dans cette œuvre Monique, une femme dans la soixantaine, qui vient de perdre son mari et qui quitte sa petite ville de la Côte-Nord pour visiter ses enfants à Montréal, puis revoir les lieux de son enfance dans le nord de l'Ontario.

« C’est intéressant, parce qu’avec Bernard, quand on se retrouve, ses intentions deviennent les miennes. Nous sommes complètement ensemble. [...] Il y a une grande fidélité entre lui et moi. C’est une grande histoire professionnelle », dit la comédienne de 56 ans.

Bernard Émond ne tarit pas d'éloges à l'endroit de sa muse. « C’est toujours un bonheur de la voir travailler, de la voir se transformer. Pour moi, c’est une sorte de miracle. Quand on travaille avec des comédiens qu’on admire, il vient un moment où regarder, voir, être témoin de cette transformation-là, c’est quelque chose d’extraordinaire », explique le cinéaste.

Rupture générationnelle
Pour Bernard Émond, son film Pour vivre ici, qui sera présenté le 21 février prochain en ouverture des Rendez-vous Québec Cinéma, pose avant tout le problème du rapport entre les parents et les enfants et celui de la transmission.

« C’est un problème de la modernité, de notre époque. Jamais dans l’histoire de l’humanité les liens n’ont été autant rompus entre les générations. J’ai voulu parler de ça. Les propres enfants de Monique sont plus éloignés d’elle qu’une étrangère. C’est comme si les liens du sang, les liens de la transmission, telle qu’elle se faisait il n’y a pas si longtemps, ne se font plus », précise le cinéaste.

Or, il reste tout de même une possibilité de transmission, insiste Bernard Émond. D’ailleurs, le lien qu’entretient Monique avec le personnage de Sylvie, son ex-belle-fille, montre « qu’il y a encore quelque chose, malgré tout, qui peut se transmettre », dit-il.

C’est un film probablement plus lumineux que mes derniers, parce qu’on constate la rupture entre les générations, [...] mais en même temps, on débouche sur autre chose, sur une possibilité. Le monde n’est pas en train de finir. Le monde va continuer.

Bernard Émond, cinéaste

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