•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Médium large

Avec Catherine Perrin

Voulez-vous connaître le salaire de vos collègues?

Audio fil du jeudi 1 février 2018
Eve-Lyne Couturier et Geneviève Cloutier au micro de Catherine Perrin

Eve-Lyne Couturier et Geneviève Cloutier

Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Révéler les salaires de tout un chacun dans les milieux de travail inciterait à la comparaison, créerait l'inflation et augmenterait l'impression des employés d'être sous-payés. D'un autre côté, cela contribuerait à recruter de meilleurs employés et les aiderait à mieux négocier leur contrat. Geneviève Cloutier, spécialiste en rémunération, et Eve-Lyne Couturier, chercheuse, décrivent à Catherine Perrin le danger de comparer des salaires lorsqu'on ignore tout ce qui entre dans une charge de travail.

Eve-Lyne Couturier fait valoir que des salaires publics faciliteraient l’atteinte de l’équité salariale entre hommes et femmes. « Plusieurs études montrent que quand la possibilité de négocier est claire, quand les critères, les balises pour le salaire sont clairs, les femmes négocient autant que les hommes. C’est quand il y a un flou sur la négociation, quand on ne sait pas exactement jusqu’où on peut aller, si on peut faire des demandes excédentaires [que] les femmes se retiennent [davantage]. En ayant des balises claires, ça devient beaucoup plus intéressant, mais [il faut] éviter de personnaliser le problème, parce que si je gagne plus que mon collègue, ou le contraire, ce n’est pas seulement de ma faute. »

L’arbre qui cache la forêt
« Je ne suis pas sûre qu’au jeu des comparaisons, on gagne toujours, dit Geneviève Cloutier. Homme ou femme, on travaille avec un portrait très complet de ce qu’on fait, des responsabilités que l’on a, du temps qu’on investit au travail. Le portrait de nos collègues [et] collaborateurs est partiel. On ne voit qu’une partie de ce qu’ils font, du stress qu’ils peuvent vivre, de leurs responsabilités, également. Donc, il y a nécessairement un jeu de sous-évaluation et de surévaluation qui amène des biais dans l’exercice. »

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi