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Catherine Perrin
Audio fil du jeudi 25 janvier 2018

Quand des survivants de l’Holocauste rencontrent des enfants

Publié le

Elie Dawang, Léon Celemenski et Monique Polak au micro de Catherine Perrin
Elie Dawang, Léon Celemenski et Monique Polak   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Ils étaient enfants durant la Deuxième Guerre mondiale, mais ils ont vécu directement les effets de l'Holocauste. Cachés durant des années, ils ont perdu leurs parents, leur culture et leur religion. En fin de semaine, ils participeront à des ateliers d'écriture avec des enfants à l'occasion de Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l'Holocauste. En compagnie de l'auteure et enseignante Monique Polak, Léon Celemenski et Elie Dawang expliquent à Catherine Perrin pourquoi ils ne pardonnent pas à toute une génération d'avoir soutenu le régime nazi.

« Mon papa est revenu vers le milieu du mois de mai 1945. Il ne savait pas que j’étais vivant. Il n’en avait aucune idée, relate Elie Dawang. Lorsqu’il a été rapatrié, en arrivant à Paris, il est allé voir des amis qu’il connaissait avant la guerre. Ils lui dont dit que j’étais là, que j’étais vivant, que j’étais à l’école. Dès qu’il a eu ces informations, il a couru à l’école. Mon souvenir est tellement frappant, c’était inimaginable : j’étais en classe avec les autres enfants, j’avais 11 ans. La porte de l’école s’est ouverte sur le directeur d’école, et il y avait un monsieur, très maigre, très mince. Je ne l’ai pas reconnu pendant à peu près 5 ou 6 secondes, mais finalement, je l’ai reconnu. Il a couru, il m’a pris dans ses bras. Il pleurait, il pleurait! Moi aussi, je pleurais. On a pleuré tous les deux. Et c’est comme ça que la vie a repris pour nous deux. »

Une culture à redécouvrir
« Je ne connaissais même pas ma religion juive, raconte Léon Celemenski. J’ai été élevé dans la religion catholique jusqu’à l’âge de 5 ans, et c’est seulement après, lorsque mon père nous a récupérés des orphelinats, que j’ai découvert ma religion juive. Ça m’a pris 70 ans avant de pouvoir en parler. Mes enfants me disaient que c’était un crime de ne pas raconter ma vie. »

Précieux témoignages
Monique Polack animera l’atelier de dimanche, destiné aux enfants de sixième année et des niveaux ultérieurs. Elle tentera d’enseigner aux enfants comment poser de bonnes questions à ses invités afin qu’ils puissent en tirer des récits. Elle est aussi fille d’une survivante des camps de concentration. « Elle est morte en janvier, l’année dernière. Ça lui a pris plus de 60 ans avant qu’elle commence à parler de son expérience. Je me sens très privilégiée d’être assise ici avec ces deux monsieurs. Je trouve que c’est très courageux et très généreux de leur part de parler avec les jeunes. C’est essentiel, important. »

L’atelier d’écriture avec les survivants de l’Holocauste aura lieu le 28 janvier à 14 h au Musée de l’Holocauste Montréal.

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