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Catherine Perrin
Audio fil du mardi 2 janvier 2018

L’équité fiscale, une question apolitique pour Peter Simons

Publié le

Peter Simons au micro de Marie Grégoire
Peter Simons   Photo : Radio-Canada / Jean-Simon Fabien

Le président de la Maison Simons a suscité la surprise, l'automne dernier, en militant aux côtés d'Amir Khadir pour l'adoption de règles plus justes quant à l'imposition du commerce en ligne au Québec et au Canada. Ces règles permettent aujourd'hui aux géants technologiques étrangers, tels que Amazon, d'éviter des impôts que doivent pourtant payer Simons et autres détaillants canadiens. Peter Simons explique à Marie Grégoire que d'accorder de tels passe-droits équivaut à accepter une société où la moitié de la population paie pour l'infrastructure et où l'autre moitié en profite.

Peter Simons estime avoir été injustement critiqué pour sa prise de position. « C’était comme si je voulais que les gens paient plus d’impôts. Ce n’est pas le cas, déclare l’homme d’affaires. Pour moi, c’est vraiment une question d’équité. À la limite, qu’on rende tout ça équitable et qu’on réduise le niveau d’imposition. Je suis prodéréglementation – je pense qu’il y a toute une série de règlements qui sont aujourd’hui archaïques. L’argument, c’est simplement d’organiser la fiscalité et les lois pour que tout le monde fasse face aux mêmes lois. Ça ne devrait même pas être une question d’attachement à la communauté ou de vision de la société. On ne peut pas laisser passer de réglementation ou de législation au cas par cas. C’est impossible. »

Conversation recherchée
Peter Simons espérait, par sa sortie, lancer un débat et inciter le gouvernement à prendre position au-delà du cas de Netflix. « Je voulais pousser le monde politique à réaliser que les changements allaient commencer à [toucher] les gouvernements, et à ne pas laisser la technologie décider pour nous ce de qu’on réglemente ou pas, au fond. La base de notre fiscalité, aujourd’hui, a été écrite et conçue en 1920, en 1930. De ne pas avoir le courage de la modifier profondément, pour moi, est inacceptable. »

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