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Catherine Perrin
Audio fil du mercredi 27 décembre 2017

Les résolutions du Nouvel An, un exercice de réflexion qui peut être trop contraignant

Publié le

La pomme ou le beigne?
La pomme ou le beigne?   Photo : iStock

« Se donner une seule année pour atteindre un objectif, c'est s'enlever un peu de flexibilité dans l'atteinte de nos objectifs. C'est une illusion de contrôle parce qu'on ne sait pas ce qui s'en vient dans l'année qui est devant nous. » Tatiana St-Louis, conseillère en communications, n'est pas adepte des résolutions du Nouvel An, contrairement à Jocelyn Maclure, professeur à la Faculté de philosophie à l'Université Laval, qui estime qu'elles sont bénéfiques.

Pour Mme St-Louis, « la tradition de prendre des résolutions s’intègre dans notre obsession pour la productivité et pour l’atteinte d’objectifs stressants, motivés par les pressions sociales et non par son propre bien-être ». De plus, elle estime que si le désir de changer des choses chez soi « vient vraiment de l’intérieur, c’est une décision que l’on peut prendre à n’importe quel moment de l’année », pas seulement au tournant de l’année.

Elle est pour la réflexion personnelle et les bilans, mais « il y a une nécessité de se pardonner, de ne pas devenir fou avec tout ça, et de se donner plutôt une tape dans le dos ».

Une question de réflexivité

« Ce à quoi je suis le plus attaché dans les résolutions, c’est le premier moment qui consiste à prendre un recul par rapport à notre dernière année. Il faut réfléchir au genre de personne que l’on veut être, se projeter dans le futur et se demander : "C’est quoi, la distance qui demeure entre la personne que je voudrais être et la personne que je suis maintenant?" » C’est dans cette réflexivité que réside l’intérêt des résolutions, juge M. Maclure.

Il estime que le Nouvel An est un moment pratique pour prendre des résolutions, tout comme lors du décès d'un proche. « Ce genre de recommencement, ça aide à faire le bilan. L’important est la pratique elle-même, et non pas le moment », précise-t-il.

Le professeur ajoute que chaque gain compte, comme d’aller au gym une fois par semaine quand on n’y va pas du tout. « Une fois que ça fait partie de notre mode de vie, on peut passer à d’autres objectifs. »

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