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Stéphan Bureau
Audio fil du mercredi 13 décembre 2017

Restitution d’œuvres d’art : du cas par cas

Publié le

Clarence Epstein et Nathalie Bondil au micro de Catherine Perrin
Clarence Epstein et Nathalie Bondil   Photo : Radio-Canada / O°

Aucun droit légal ne protège les œuvres acquises avant 1972, date de l'adoption de la convention de l'UNESCO sur les objets d'art. Pour les pièces acquises avant, c'est le droit moral et la bonne volonté des parties qui priment, selon Nathalie Bondil, directrice du Musée des beaux-arts de Montréal, et Clarence Epstein, directeur du Projet de restitution des œuvres de la collection Max Stern de l'Université Concordia. Réagissant à la promesse du président français Macron de restituer des œuvres africaines, ils expliquent à Catherine Perrin que des musées invoquent encore leur mission de conservation pour s'accrocher à certaines œuvres.

Nathalie Bondil souligne que la question de la restitution d’œuvres d’art, soulevée dès la Révolution française, est suffisamment importante pour que le gouvernement canadien ait publié une brochure permettant d’identifier la provenance des œuvres d’art saisies durant l’Holocauste. Selon Clarence Epstein, certains procès ont sensibilisé les collectionneurs à rendre les objets d’art litigieux de leur plein gré.

« À l’époque, on ne se posait même pas la question comme on se la pose maintenant, et c’est tout à fait normal de repenser le statut de la propriété des œuvres au 21e siècle », dit Nathalie Bondil au sujet d’œuvres anciennes appartenant maintenant à des musées étrangers. « Je pense que ce serait un peu simpliste de repenser l’histoire avec les valeurs que nous avons aujourd’hui. Ce qui est fait est fait. Ce qui est beaucoup plus intéressant, par contre, c’est de penser l’avenir et de voir ce qu’on peut faire pour, justement, aborder ce nouveau siècle avec des valeurs beaucoup plus équitables, loin de ce "blanctriarcat". »

Les droits sujets à interprétation
« La question de droit légal versus droit moral précède toutes les activités du 20e siècle, affirme Clarence Epstein. Avec le président français qui propose de retourner ou peut-être de prêter aux Africains leurs propres objets culturels, on [entend] maintenant une interprétation différente entre les États. […] Soit c’est entre la Grèce et l’Angleterre, soit c’est entre la France et un pays africain… Maintenant, il y a une ouverture pour [faire reconnaître] qu’il y a des droits moraux [et] des droits légaux, et il y a des façons, pour chaque génération, d’interpréter ces droits. »

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