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Médium large

Avec Catherine Perrin

Le mouvement slow money : investir son argent localement

Audio fil du lundi 16 octobre 2017
Un escargot tire trois piles de monnaie.

Le mouvement slow money consiste à investir son argent dans l'économie locale.

Photo : iStock

En Amérique du Nord, des réseaux d'investisseurs voient le jour pour favoriser le placement de capitaux dans des entreprises locales plutôt que dans des multinationales. La blogueuse au journal Les Affaires Diane Bérard et l'économiste Éric Pineault décrivent le mouvement slow money, qui permet de voir plus facilement comment son argent est investi.

Le mouvement slow money a d’abord été implanté dans le secteur agroalimentaire aux États-Unis avant de s’étendre à d’autres industries. Des clubs d’investisseurs ont alors tenté de rebâtir des systèmes alimentaires locaux robustes.

Il ne s’agit pas d’investir dans des produits financiers abstraits qui ont été créés à Wall Street ou à la City de Londres, mais dans des entreprises concrètes.

Diane Bérard, blogueuse au journal Les Affaires

Un mouvement désormais présent au Canada
À Vancouver, le club d’investisseurs Knives and Forks permet d’acheter une ou deux parts de capital d’entreprises locales, pour un montant de 1200 $ chacune. Au Québec, l’organisme Récolte offre aussi aux communautés de financer les entreprises alimentaires de leurs régions.

Éric Pineault précise que ce type de mouvement n’est pas nouveau dans l’histoire du capitalisme. Il donne à titre d’exemple de la création de la coopérative Desjardins au début du 20e siècle ou du Fonds de solidarité FTQ dans les années 1980. « Ce qui est nouveau, c’est le fait qu’on arrime ces initiatives avec une économie qui a pris une vitesse fulgurante. »

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