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Médium large

Avec Catherine Perrin

« Peut-être que trop d’hommes font des films » – Robin Aubert

Audio fil du jeudi 12 octobre 2017
Robin Aubert au micro de Catherine Perrin

Robin Aubert

Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Le réalisateur derrière Les affamés, un nouveau film de zombies québécois avec Marc-André Grondin et Monia Chokri, déplore que les femmes soient trop souvent dépeintes en faire-valoir ou en êtres castrateurs à l'écran. Il considère que ces stéréotypes n'ont pas de fondement dans la vraie vie, et c'est pour cela que les personnages féminins de son nouveau film sont naturellement forts. Il explique à Catherine Perrin que c'est grâce à des femmes s'il est ce qu'il est aujourd'hui.

Elles m’ont permis d’être un homme. Elles m’ont beaucoup aidé

Robin Aubert

« Honnêtement, je ne me suis pas dit : "Bon, là, je vais écrire des personnages de femmes. Je pense que j’étais rendu là, dit le réalisateur d’À l’origine d’un cri et de Tuktuq. J’ai écrit beaucoup pour l’homme parce que je n’arrivais pas à le comprendre. La femme, c’est plus naturel. Je suis entouré de femmes. Peut-être que c’est ça. Ou peut-être que je n’osais pas avant. »

Bande-annonce du film Les affamés

« Je ne les connais pas, ces femmes-là »
Le comédien et cinéaste laisse entendre qu’il ne reconnaît pas de fondement réel aux personnages féminins mis de l’avant dans les productions d’ici : « Je n’ai pas de complexe. Je suis un homme, je me sens viril. Je n’en connais aucune, des femmes castratrices. Je regarde le cinéma québécois, je regarde les séries télé… Je ne les connais pas, ces femmes-là. Les femmes qui sont le faire-valoir des hommes, je ne connais pas ça. Je n’ai aucune idée d’où ça vient. Et j’en connais [des femmes]. Le problème, c’est peut-être parce qu’il y a trop d’hommes qui font des films. C’est peut-être ça. Le jour où il va y avoir un peu plus de femmes en cinéma et en télévision qui vont écrire des séries – pas contrôlées par des hommes, je parle de vraies séries de femmes –, peut-être qu’il va y avoir une différence. Je veux dire, ça fait 200 ans qu’on fait du cinéma, les gars. On a fait le tour de ce qu’on voulait dire comme sujet, non? »

Robin Aubert précise qu’il ne ressent aucun plaisir à émettre de tels propos. « Parce que je m’enlève de la job. »

Le film Les affamés sera en salle le 20 octobre.

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