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Catherine Perrin
Audio fil du lundi 25 septembre 2017

La reconnaissance faciale : une technologie fascinante, mais inquiétante

Publié le

Un homme tient un téléphone montrant son visage, qui est numérisé par un logiciel de reconnaissance faciale.
Des téléphones intelligents peuvent maintenant être ouverts grâce à la reconnaissance faciale.   Photo : iStock

Utilisée par le nouvel iPhone X, la reconnaissance faciale permet, entre autres, d'animer des émoticônes calquées sur nos expressions du visage. Bien au fait de cette technologie, le professeur en psychoéducation Pierrich Plusquellec, le professeur de philosophie Jocelyn Maclure et la spécialiste des technologies numériques Nadia Seraiocco s'inquiètent de l'accumulation de données liées aux émotions des gens.

La reconnaissance faciale sert à déverrouiller son téléphone intelligent, à se connecter à un compte ou même à payer un produit en plaçant simplement l’écran de son téléphone devant son visage.

Toutes nos données sont en train de se relier à notre appareil mobile. Ça m’apparaît plutôt inquiétant.

Nadia Seraiocco, spécialiste des technologies numériques

Décrypter les expressions faciales
Pierrich Plusquellec explique qu’Apple a mis la main sur un logiciel conçu à partir des recherches réalisées par l’Américain Paul Ekman, qui a établi dans les années 1990 des liens entre les expressions faciales et les émotions. Le professeur en psychoéducation croit que la compagnie n’aura aucune difficulté à accumuler des masses de données liées aux émotions des gens en raison de l’aspect ludique de la reconnaissance faciale.

L’importance de réglementer les données liées aux émotions
« D’un point de vue éthique, on ne peut plus se fier à l’idée du consentement éclairé. » Jocelyn Maclure croit que l’on consent à utiliser des technologies comme la reconnaissance faciale sans se poser de question. Il espère que les entreprises qui utilisent les données récoltées devront le faire dans un cadre réglementaire.

Jocelyn Maclure avance l’idée de la création d’un droit à l’intériorité. « Ces technologies obtiennent des données en contournant notre propre perspective et notre discours rationnel. » Il craint que sans l’existence de normes, des algorithmes déduisant notre orientation sexuelle ou nos idées politiques soient détournés à notre insu.

Pierrich Plusquellec, Nadia Seraiocco et Jocelyn Maclure devant des micros du studio 18 lors d'une entrevue accordée à Catherine Perrin, à Montréal
Pierrich Plusquellec, Nadia Seraiocco et Jocelyn Maclure Photo : Radio-Canada/Mathieu Arsenault

Nos invités
Pierrich Plusquellec, professeur à l'École de psychoéducation de
l'Université de Montréal et directeur du Centre d'études en sciences de la communication non verbale
Nadia Seraiocco, chargée de cours et doctorante à l'École des médias, à l'UQAM
Jocelyn Maclure, professeur de philosophie à l’Université Laval et président de la Commission de l’éthique en science et en technologie

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