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Les huissiers, des êtres humains malgré tout

Médium large

Avec Catherine Perrin

Les huissiers, des êtres humains malgré tout

Audio fil du jeudi 21 septembre 2017
Marie-Claude Drapeau et François Le Blanc au micro de Catherine Perrin

Marie-Claude Drapeau et François Le Blanc

Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Contrairement aux croyances, ils ne viennent pas nécessairement chez vous pour s'emparer de vos biens, ils ont des sentiments et même, parfois, un sens de l'humour. Chargés de signifier des actes de procédure de tout tribunal, d'une citation à comparaître à la sommation, ils disposent maintenant de solutions de rechange à la saisie des biens dans les cas de dettes. Trois huissiers, François Le Blanc, Marie-Claude Drapeau et Stéphane Carpentier, racontent leur métier à Catherine Perrin.

« C’est un métier qui n’est pas facile à pratiquer, notamment à cause des heures de travail, indique Marie-Claude Drapeau. Un huissier travaille habituellement de 7 h le matin à 9 h le soir. On travaille du lundi au samedi. La seule journée non juridique, c’est le dimanche, à moins d’exception. »

Paiements facilités
Elle précise que le métier a changé depuis 2016 : « Le nouveau code de procédure civile permet de prendre une entente de paiement échelonné, c’est-à-dire qu’on donne une chance à notre débiteur d’acquitter sa dette dans un délai raisonnable. On a des conditions qui sont rattachées à ça; ce n’est pas dans tous les cas qu’on peut se permettre une telle entente, mais il y a des façons d’aider les gens à régler leurs dettes. »

Selon elle, ces ententes, parfois contractées après une saisie, présentent des taux de remboursement de dettes intéressants.

François Le Blanc souligne que la saisie de biens meubles représente le côté spectaculaire du travail, qui n’est pas le seul. « Le but premier, c’est de percevoir une somme qui est due par une partie à une autre. »

Des histoires saisissantes
Ils ont tous des anecdotes troublantes à raconter. Stéphane Carpentier, qui compte 35 ans de métier, se souvient de celle-ci : « J’avais une exécution à faire, un cas vraiment extrême. C’était quelqu’un qu’on saisissait de façon régulière. À un moment donné est arrivé sur mon bureau un mandat de saisie pour lui enlever son toupet, ou sa perruque. C’est quand même une chose exceptionnelle. J’étais un peu bouleversé. On touche quand même à l’intégrité de la personne. »

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