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Catherine Perrin
Audio fil du lundi 18 septembre 2017

Un livre d'India Desjardins écrit à la demande d'une jeune leucémique

Publié le

Emma Veilleux, aujourd'hui âgée de 18 ans, feuillette pour la première fois le livre qu'a écrit India Desjardins à sa demande.
Emma Veilleux, aujourd'hui âgée de 18 ans, feuillette pour la première fois le livre qu'a écrit India Desjardins à sa demande.   Photo : Radio-Canada / Philippe Couture

Cette belle histoire commence en 2011 dans un hôpital beauceron. India Desjardins promet à sa fidèle lectrice, Emma Veilleux, alors atteinte de leucémie, qu'elle écrira « une histoire de cancer qui finit bien ». Le livre illustré par Marianne Ferrer paraît ces jours-ci.

« Ce livre montre que les histoires de guérison sont nombreuses et qu'elles sont inspirantes », dit la jeune fille aujourd'hui âgée de 18 ans.

Emma Veilleux est maintenant complètement guérie, et l'expérience de la maladie en bas âge a fait d'elle une jeune femme mature et sereine. « J'ai tenté de traverser la leucémie au jour le jour, dit-elle. J’essayais de voir ça comme une épreuve de vie comme les autres, comme une expérience qui allait faire partie de mon histoire et de laquelle je devais tirer ce qu'il y a de meilleur. Il y aura d’autres épreuves dans ma vie, me disais-je, et d'autres personnes en vivent des bien pires. »

Armée de cette attitude optimiste, la jeune fille a conquis le coeur de l'écrivaine India Desjardins, qui s'est rapidement mise à la tâche et qui a fait paraître une première version de Une histoire de cancer qui finit bien en 2012 sur la plateforme Zone d'écriture, de Radio-Canada. Celle qui a connu le succès avec la série de romans Aurélie Laflamme a voulu témoigner du courage des enfants qui souffrent de maladies graves, sans toutefois sombrer dans le cliché du « combat extrême contre le cancer ».

India Desjardins
India Desjardins Photo : Radio-Canada/Philippe Couture

Je trouve qu’on met beaucoup de pression sur les gens malades quand on leur dit que le cancer est un combat et qu'on les exhorte à lutter. Comme s’ils étaient responsables de leur maladie et de leur guérison, comme s’ils avaient un vrai pouvoir, un vrai contrôle sur la bataille. Mais ce n’est pas comme ça que ça se passe. J'ai voulu que mon livre raconte la chose autrement, en s'éloignant de ce vocabulaire guerrier.

India Desjardins

L'illustratrice Marianne Ferrer a privilégié un trait de crayon qui fait la part belle aux contrastes, dans un univers d'ombre et de lumière. « J'ai travaillé des couleurs froides et chaudes dans une certaine saturation, dit-elle, pour représenter les émotions contrastées vécues par l’enfant malade. »

Marianne Ferrer
Marianne Ferrer Photo : Radio-Canada/Philippe Couture

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